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€ ᾽ = ' ᾽ 4 τ Ne TT Ü ὃ ἐστιν μεθερμηνευόμενον Μεθ’ ἡμῶν ὁ θεός. 52} ᾿Πγερθεὶς δὲ ὁ ᾿Ιωσὴφ “ὦ Lea x ἀπὸ τοῦ ὕπνου ἐποίησεν ὡς προσέταξεν αὐτῷ ὁ ἄγγελος Κυρίου χαὶ παρέλαβεν V “Ὁ ? Ἶ -᾿ Ü € e VAE Cure ι τὴν γυγαῖχα αὐτοῦ" yat οὐχ ἐγίνωσχεν αὐτὴν ἕως οὗ ἔτεχεν υἱόν᾽ χαὶ
24. ἐγερθεις (THV) plutôt que διαγερθεις (5). — o a. Τωσὴηφ (HV) plutôt que 0». (TS).
l'hébreu, — ἕξει avec les mss. NAQ (B λήμψεται), mais qui ont pu être corrigés d'après Mt. Au lieu de : « elle nommera », lecon de l’hébreu, le grec avait χαλέσεις, simple contre-sens, corrigé par Mt. (le ms. l'a χαλέσουσιν, probablement d’après Mt.), comme il devait nécessairement le faire, puisque l'ange avait dit
xakéaeus à Joseph avec le nom de Jésus. Le pluriel καλέσουσιν étant indéterminé, s'entend des fidèles qui reconnaïtront en Jésus l'Emmanuel. Le Targum est la transcription littérale de l’'hébreu.
Quant à la relation de la prophétie à l'événement, il faut d'abord constater que Mt. tenait la conception surnaturelle comme un fait, et que ce n’est pas le texte d'Isaïe qui lui en ἃ suggéré l'idée. C’est ce que pensent non seulement les catholiques, mais aussi les autres (Holtz., etc.). Le fait admis, Mt. l'a vu prophétisé dans les paroles d’Isaïe, et à très juste titre, car Isaïe parlait cer-
tainement d’un sauveur divin, et Michée v, 3-5 fait allusion à la même croyance. Tous les deux attendent le salut d'Israël d'un enfant issu d’une origine mystérieuse et parlent à ce propos de la mère, qu'Isaïe désigne même comme « la jeune fille », ce qui, pour nous encore, pratiquement signifie « la vierge ». La traduction des LXX prouve qu’on l’entendait ainsi, car il n'y a pas de discussion possible sur le sens de παρθένος. Que les Juifs aient ensuite prétendu que l'Emmanuel était Ezéchias, nous le savons par Justin (Dial. xur, LxvIr 5. 1xxr, L£xxvn), mais cette interprétation d'Isaïe ne saurait sesoutenir. D'aprèsJér. (surIs.): Quidam de nostris Isaiam prophetam duos filios habuisse contendunt, Iasub et Emmanuel : et Emmanuel de prophetissa uxore eius esse generaium, in typum domini Salvatoris. Mais cette explication méconnaît deux points : le premier qu'Isaïe parle de la Vierge avec une solennité particulière, ou comme a très bien dit Gressmann (Der Ursprung der Israelitisch-jadischen Eschatologie, Ῥ. 273) ἐν μυστηρίῳ ; le second qu’Isaïe a eu en effet un enfant comme signe de la dévastation assyrienne, mais il l'a nommé Maher-chalal-hach-baz. Les deux enfants d’Isaie sont par leurs noms les signes présents du salut réservé à Emmanuel qui viendra plus tard (vnr, 18). Ces points sont suffisamment : clairs (cf. ΒΒ. 1892, p. 486ss.), dans un texte très obscur parce que les perspectives sont sur le même plan. Si Gressmann peut dire que « le mieux est de traiter chaque verset pour lui-même » (ὦ. L. p. 277), Mt. avait bien le droit de s'attacher à la figure du Sauveur d'Israël sans expliquer dans quelle mesure elle était engagée ou non dans les événements contemporains d'Isaïe. Le fait. assuré de la conception miraculeuse suffit à constater que la prophétie mystérieuse d’Isaïe est désormais comprise et accomplie. Gressmann (/. L. p. 283) à supposé qu'isaïe était l'écho d’une ancienne tradition mythologique, mais
sé
ce se veut dire : Dieu est avec nous. #Réveillé de son sommeil,
Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait commandé, et il prit chez lui sa femme; Set il ne la connaissait pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils; et il lui donna le nom de Jésus.
il doit avouer qu’elle aurait complètement disparu. Chose étrange, les apocalypses juives qui exaltent le plus le Messie futur ont négligé de parler de sa naissance, parce qu’elles le tenaient pour un être préexistant auprès de Dieu qui apparaîtrait en force et en gloire. Les autres qui le croyaient d’origine
humaine n’avaient pas à insister sur sa naissance qui ne pouvait avoir d'effica-
cité particulière. De sorte que l'oracle d'Isaïe est resté isolé dans le judaïsme, en attendant sa réalisation divine. Les rois égyptiens et syriens se croyant d’origine divine devaient regarder le jour de leur naissance comme une manifestation de leur divinité, mais Jésus ne naissait pas sur le trône, et c’est bien d'Isaïe en de Michée) que Mt. se réclame à bon droit. Sur Virgile, cf. RB. octobre, 1922 : Le prétendu Messianisme de Virgile.
S'il n'est question nulle part de parthénogénèse dans les écrits juifs,
c'est peut-être parce qu'on y tenait mordicus à la descente charnelle de David.
Aussi Mt. a-t-il insisté sur le rôle paternel de Joseph qui résolvait la difficulté.
its ÉVANGILE SELON SAINT MATTIIEU, 1, 24-95. ἀπ;
— Emmanuel, « Dieu avec nous », nom qui sort complètement du grand “+
nombre de noms propres où entre le nom divin. Mt. n’a pas songé à remplacer Jésus par Emmanuel. Les deux données, réelle et prophétique, se complètent
mutuellement. Même en écrivant en araméen, Mt. avait à expliquer ce nom,
comme ἃ fait la version syriaque, tandis qu’il n'avait pas à expliquer yw*, nom propre dont le sens était bien connu des Juifs même parlant araméen, quoique l’araméen n’employât pas ywY pour « sauver ».
24) ΠῚ n'est pas dit expressément que Joseph ait accompli l'ordre le jour
même; cependant les termes indiquent un grand empressement. Joseph obéit promptement à un ordre qui répondait à sa conviction de l'innocence de Marie. Elle est désormais sa femme. L’aor. προσέταξεν répond à notre plus- -que-parfait; il est normal en grec quand l’action ne se prolonge pas.
25) Jér. qui lisait filium suum primogenitum a fait remarquer avec raison : cum hic mos sit divinarum Scripturarum, ut primogenitum non eum vocent, quem fratres sequuntur, sed eum qui primus natus sit.
D'ailleurs τὸν πρωτότοχον, inséré probablement d’après Le. u, 7, est omis avec raison par les éditions critiques (THS). On est donc encore moins autorisé à avancer (Holtz. Allen, etc.) que l'union exclue en ce moment eut lieu plus …
tard, M. Loisy ἃ dit beaucoup mieux : « Cette remarque... ne contient pas une
négation formelle de la virginité subséquente de Marie, la préoccupation de
son auteur étant tournée tout entière vers la naissance de Jésus » (1, 341). La remarque n'était pas indispensable, le lecteur eût bien supposé que Joseph aurait respecté la pureté de Marie. Si Mt. a appuyé sur ce trait, c’est peut-être parce que les Juifs avaient commencé leurs calomnies connues d'Origène (Contra Cels. τ, 40). — Sur la tournure, cf. Gen. vu, 7 : le corbeau ne revint pas jusqu’à ce que la terre fût sèche, mais il ne revint pas non plus après.
— C'est Joseph qui est le sujet de ion En donnant à l'enfant le nom de
ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU. rs
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