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- » La es 3 25 ΓΑ r un = N , Es) 7 0e A χαλέσεις τὸ ὄνομα αὐτοῦ ᾿Γησοῦν, «αὐτὸς Ὑὰρ :σώσει τὸν λαὸν αὐτοῦ ἀπὸ τῶν
ἁμαρτιῶν αὐτῶν. Moÿro δὲ ὄχον γέγονεν ἵνα πληρωθῇ τὸ ῥηθὲν ὑπὸ Κυρίου διὰ τοῦ προφήτου λέγοντος" “8 Ιδοὺ ἡ παρθένος ἐν γαστρὶ ἕξει χαὶ τέξεται υἱόν,
“ Ν S 7 . ᾽ - ἢ ep HAL χαλξσουσιν TO OVOUX αὐτοῦ μμιαν CU A
reçu sa conviction d'en haut, par le ministère d’un ange. Joseph est donc celui qui doit être éclairé. En attendant, que fait-il? Il est disposé à se retirer, bien résolu à ne rien faire qui attire Fattention sur le cas de Marie. L'auteur a conscience que la situation est surnaturelle et mystérieuse, que les personnages sont dans une atmosphère de miracle, et eux-mêmes doivent le savoir ou du moins s'en douter. Peu importe que le premier dessein de Joseph ait été plus ou moins bien calculé pour conserver le secret, puisqu'il-est corrigé par l’intervention de l’ange. Son attitude est déjà celle des disciples qui auront toujours besoin d'êtrerassurés en. présence du surnaturel. Nous avons donc parfailement Je droit d'estimer avec Éphrem, Jérôme et tant de pieux auteurs, que Joseph n’a pas cessé de croire à l'innocence de sa très pure fiancée.
-Zahn ἃ noté avec raison que Joseph ne:manifeste ni colère, ni reproches. La conclusion qui semblait s'imposer était combattue dans son esprit par ce qu'il avait compris de la pureté et de la fidélité de Marie. Au lieu de lui attribuer seulement un grossier bon sens, incapable de mettre les réalités spirituelles en
balance avec celles de l’ordre matériel, un chrétien ne peut aborder le sanctuaire de ces âmes très pures sans le respect qu’exigent les:principes mêmes de la foi, et la situation qui leur a été faite dans le mystère de l'Incarnation..Il fait accepter et appliquer dans toute son étendue le prineipe de Chrysostome : Joseph s'élève au-dessus de la loi ancienne, « car la grâce étant déjà présente, il devait apparaître des signes d’une conduite plus relevée. De même que le soleil, encore qu'il ne montre pas ses rayons, éclaire déjà d'avance.les régions de sa lumière, ainsi le Christ éclairait le monde dès le sein de sa mère ».
24) La formule rappelle Gen. xvu, 19 (Isaac) et Gen. xvr, 41 (Ismaël), 16 futur καλέσεις équivalant. à un ordre. Demême dans Le. 1, 18, lemom.de Jean est indiqué d'avance. C'était la :prédestination à de grandes choses; d’après Pirqè de Rabbi Eliézer 32 : « six personnes ont recu leur nom avant leur naissance : Isaac, Ismaël, Moïse notre docteur, Salomon, Josias et le nom du Messie » (Ps. Lxtr, 17). D'après.Le. 1, 31, c’est Marie qui devait donner le nom de Jésus. Ici c'est Joseph parce qu'il transmet le droit messianique .de David à l'enfant. Dans l'A. T., c’est tantôt le père, tantôt la mère, et il est naturel qu'ils se soient entendus. Le nom de Jésus en hébreu WW) est rétabli par les
versions syriennes (sauf la palestinienne), car on savait parfaitement l'équivalence de l’hébreu et de la forme grecque. Aussi Mt. se.dispense d'indiquer l'interprétation, qui était bien connue : Ἰησοῦς δὲ (Épunvebetat) σωτηρία χυρίου (PuiLoN, de Mut. nom. 21).
— αὐτὸς γάρ en vedette, « car c'est lui ui ». — τὸν λαὸν αὐτοῦ n'est pas le monde entier ou les fidèles dans l'Église (contre Kn.), mais le peuple d'Israël,
21Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus, car il sauvera son (peuple de leurs péchés. » ?0r tout cela arriva pour ‘que fût accompli ce que leSeigneur avait prononcé par le prophète qui avait dit :
#3Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’'Emmanuel;
car Jésus devait être présenté à Joseph comme le Messie davidique, envoyé d’abord dans l'intérêt des Israélites qui composaient ou devaient composer son peuple. D'autre part ce n’est pas le Messie de ceux qui révaient du triomphe d'Israël sur ses ennemis politiques (Le Messianisme... p. 103, 121, 230, etc.), mais il sauvera son peuple de ses péthés (cf. Lc. 1, 77). Comment? il n’est question ni de la prédication de la pénitence, ‘ni de la mort rédemptrice. Ces précisions sont réservées à l’avenir. Mais on est frappé de la ressemblance de cette formule avec celle de Ps. cxxix (cxxx), 8 qui parle de Dieu : καὶ αὐτὸς Auto
σεται τὸν Ἰσραὴλ Ex πασῶν τῶν ἀνομιῶν αὐτοῦ. Jésus fera donc ce qu'on attendait .
de Dieu, et cela n’est point étonnant puisque son origine ‘est toute surnaturelle. 22) C'est un commentaire de l’évangéliste (tous les modernes, sauf Weiss) et non une suite des paroles de l’ange (Chrys.), car cette formule est tout à
fait dans sa manière.Il aine à montrer dans les faits du N. T.l’accomplissement ἡ
d’une «prophétie, ἵνα πληρωθῇ τ, 22; 1, 15; 1v, 14; χη, 17; xx, 4; xxv1, 56, ou ὅπως πληρωθῇ 1, 23; vi, 17; χπι, 35; ou encore τότε ἐπληρώθη, 11, 17; XXVII, 9. Il est difficile de penser qu'il a mis une grande différence entre ce dernier mode, qui constate simplement l’accomplissement, et ἵνα ou ὅπως. Les deux conjonctions sont employées dans la Koinè au lieu du simple infinitif (πληρωθῆναι ΤΠ Regn. mn, 27). Le sens de causalité finale est donc'peu marqué. On ne-saurait dire en «effet que la ‘prophétie est la cause du fait qu’elle annonce, ni par conséquent que le fait dût avoir pour büt de réaliser une ‘prophétie. Le fait surnaturel ἃ sa cause-dans les desseins de Dieu. Seulement dans certains cas il a plu à ‘Dieu d'annoncer ses desseins, de les indiquer d’avance, soit en les “esquissant dans d'autres faits (sens spirituel), soit en les annonçant d’avance directement (sens littéral). C’est ce lien entre les deux Testaments que’Mt. ἃ voulu mettre en relief,-en montrant que les réalités du Nouveau étaient comme le terme τοί la plénitude de l'Ancien. ἵνα est donc à prendre non pas tout à fait ἐκδατικῶς «de ‘facon que », mais très modérément τελικῶς, « pour » et non pas « dans le but de :», ni même « afin que » avec le subjonctif. Cf. ἽΝ ΠῚ 2‘p9(Bacher, die Agada der Tan. τι, 176 note 6) pour l’aecomplissement (6.76. 1x, 19.
— ὅλον est surtout la conception surnaturelle, mais le rôle de Joseph y'est compris, puisque-c’est lui qui donnera le nom de lenfant. — Le parf. γέγονεν est pris par quelques-uns au sens de l’aoriste (cf. ἐγένετο... ἵνα... “πληρωθῇ Jo. xx, 36), maïs ici l'incarnation est un fait permanent qui justifie l'emploi du parfait (Deb. $ 343, 3). — Allusion à Is. vu, 14, oracle prononcé spécialement comme une:promesse du Dieu d'Israël. |
23) On ne saurait dire si Isaïe est cité d’après les Septante ou d’après
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