CH. II, 8. LE NOM DE MARIE
dix jours, ce qui fait sept mois '*, subitement, à la septième heure, Anne mit au monde sa sainte enfant, durant le 2V jour du mois <^de ...>-, qui est le 8 septembre. Le premier jour, elle demanda à la sagefemme : « Qu'ai -je mis au monde? » Celle-ci répondit : « Vous avez mis au monde une fille , mais extrêmement belle, brillante et radieuse à voir, sans tache ni souillure aucune. » Anne dit : « Béni soit le Seigneur Dieu d'Israël, qui a écouté les supplications de ses serviteurs, qui nous a montré son ample miséricorde et qui a fait pour nous de grandes choses, dont nous sommes remplis de joie. Maintenant mon cœur est solidement établi dans le Seigneur, et mon espérance a été exaltée en Dieu mon Sauveur. »
8. Lorsque l'enfant eut trois jours ^, (Anne) ordonna à la sage-femme de la laver et de la porter dans sa chambre^ avec respect. (Celle-ci) lui ayant présenté l'enfant, elle lui donna le sein, et, la faisant téter, la nourrissait de (son) lait. Et, dans une effusion de tendresse, elle l'appela du nom de Marie. De jour en jour, (l'enfant) croissait et progressait, et (sa mère), dans les transport de sa joie, la berçait entre ses bras. C'est ainsi que ses parents relevaient et la nourris-
4. ^' ne connaît pas ce détail ni l'épisode qui suit; cf. Protév. V, 2.
5. Dans le Protévangile, l'épisode correspondant {VI, 2) se passe à l'anniversaire de Marie.
6. Littéralement : à l'étage, f tj^umlili^n'ii [le texte porte quinjtlin^ijiu'ii). Traduction par à peu près de )i^--i>j>., Onepûov. (^.omparer Protév. VI, 3 : sv tài àYiàcrtiaxt tou xoitûvo; aûxri;.
saient. Lorsque Marie eut atteint quarante jours '^, ses parents la prirent avec respect, et emportant de nombreuses offrandes, ils la conduisirent dans le temple du Seigneur, selon la règle de leur tradition.
9. Et la petite Marie croissait et progressait de jour en jour. Lorsqu'elle eut (atteint) six mois ^, sa mère permit qu'elle s'essayât à marcher. Et quand elle se fut éloignée (l'espace de) trois pas, elle retourna en arrière et vint se jeter dans les bras de sa mère. Et sa mère, l'élevant dans ses bras, lui disait en la caressant : « Marie, sainte mère des vierges; ô toi, racine à la belle croissance ; rejeton d'une noble souche ; de toi, se lèvera l'aurore, l'astre avant-coureur de la lumière, semblable à la lune plus qu'(aucune) étoile, lumière du jour plus (brillante) que la splendeur du soleil, aube du soleil de l'Orient! » Ainsi parlait Anne, tenant ces propos et d'autres encore. Et caressant la sainte enfant elle disait : « Par la vie du Seigneur, tes pieds ne fouleront plus <;le sol> jusqu'au moment où tu seras conduite dans le temple saint ^. » Et Joachim dit : « Oui. Vous avez bien parlé. » Et l'enfant demeura dans la maison de son père, jusqu'à ce qu'elle eut atteint l'âge de trois ans ^^. Ainsi soit-il!
7. 5 ; Quand vint le temps de sa purification [cf. Luc, ii, 22].