XVIII. — 1. 5 ; un pavillon extérieur
se trouva lépreux. Quand il le vit, il refusa de le reconnaître et me dit : « Vous allez ^ le tuer ou le re- « mettre à une nourrice qui l' élèvera dans un endroit où « l'on n'entendra jamais parler de lui. Quant à moi, je « n'ai plus rien de commun avec vous et je ne vous « verrai plus jamais. » Je ne sais quel parti prendre et mon chagrin est extrême. Hélas, mon filsl Hélas, mon mari! » La jeune fille lui dit : « J'ai trouvé à votre mal un remède, que je vais vous exposer. Car moi aussi j'ai été lépreuse, et j'ai été purifiée par Dieu qui n'est autre que Jésus, le fils de (notre) Dame Marie. » La femme lui dit : « Où est ce Dieu dont vous venez de parler? » La jeune fille dit : « Il est ici, chez vous, dans cette maison. » Elle lui dit : « Gomment donc? Et où se trouve-t-il? » La jeune fille lui dit : « Voici Joseph et Marie : cet enfant qu'ils ont avec eux, c'est lui qu'on appelle Jésus, et c'est lui qui m'a guérie de mon mal et de mon tourment. » L'autre lui dit : « Et puis-je savoir de vous comment vous avez été guérie de votre lèpre? » Elle lui dit : « Volontiers. La mère de F (enfant) m'a donné de l'eau qui avait servi à le baigner; je l'ai répandue sur moi et j'ai été purifiée de ma lèpre. »
3. Là-dessus, la femme du chef se leva, et pria (Marie et Joseph) d'être ses hôtes; elle offrit à Joseph ^ un grand festin, auquel furent conviés bon nombre
2. 5 ; « Mettez-le en nourrice, dans un pays lointain, en sorte que l'on ne sache pas que c'est notre fils, ou bien tuez-le. Sinon, je romps tout rapport avec vous, et ne veux plus vous voir. »