‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 65 sur 330 · Chapitre XX · texte numérisé non relu

Chapitre XX

1. Le lendemain, ils se mirent en route. Comme ils approchaient d'un autre village, ils virent trois femmes qui revenaient à pied du cimetière en pleurant. Les ayant vues, sainte Marie dit à la jeune fille qui s'était

4. S ; Et la femme du chef < ^2 : se leva, > apporta son enfant...

h. S : des enfants.

jointe à eux : « Demandez-leur ce qui leur est arrivé ^ et quel malheur les a frappées. » Elle leur posa la question. Celles-ci, sans lui répondre, lui dirent ; (c D'où êtes-vous et où allez-vous? Car la journée est passée et la nuit est venue. » La jeune fille leur dit : « Nous sommes des voyageurs et nous cherchons un gîte pour la nuit. » Ces femmes lai dirent : « Venez avec nous et passez la nuit chez nous. »

2. Ils les accompagnèrent donc. Elles possédaient une maison neuve, bien ornée et richement meublée. Elles les introduisirent dans cette maison. On était alors en hiver ^. La jeune fille entra aussi chez ces femmes et les trouva toutes deux pleurant et gémissant 3. Auprès d'elles était un mulet couvert d'une housse de brocart, devant lequel on avait placé du sésame. Elles l'embrassaient et lui donnaient à manger. La (jeune fille) leur dit : « O mes dames, que fait ici"^ ce mulet? » Elles lui répondirent en pleurant et lui dirent : « Ce mulet que vous voyez a été notre frère, fils de notre mère que voici. Notre père est mort et nous a laissé une grande fortune. Nous n'avions que ce seul frère ; nous songions à lui trouver une femme et à le marier suivant la loi de l'humanité. INlais-^ des

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