‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 68 sur 330 · Chapitre XXI · texte numérisé non relu

Chapitre XXI

1. En entendant le récit de ces femmes, la jeune fille leur dit : « Consolez-vous et ne pleurez plus : le remède à votre mal est proche ; il est chez vous et au milieu de votre maison. Car moi-même en personne

nous dormions et que les portes de notre cour et de notre maison étaient fermées. Quand le jour parut, nous regardâmes : notre frère n'était plus auprès de nous : il n'y avait plus que ce mulet que nous savons être notre frère. » [Si ; « Mais quelques femmes adonnées à la sorcellerie, ont jeté sur lui un sort; il a été métamorphosé et s'est changé en mulet et nous savons... )>] Cette variation du thème populaire de la métamorphose, inspirée peut-être par une interprétation étroite de Ps. XXXI, 9 : Nolite fieri sicut equus et mulus, senit)le imitée de Patlade. [Voyez l'introduction.)

6. ^2 .•«... nous allons avec notre mère pleurer sur la tombe de notre père. » [Si : «... nous allons pleurer sur la tombe de nos parents. »]

j'ai aussi été lépreuse. Mais ayant vu cette femme-ci * avec ce petit enfant nommé Jésus, un jour que sa mère venait de le baigner, j'ai pris de l'eau de son bain, je l'ai répandue sur mon corps et j'ai été guérie. Je sais qu'il a la puissance de remédier à votre mal. Or çà, levez-vous, allez chez (notre) Dame Marie, sa mère, amenez-la dans votre maison; découvrez-lui votre secret, priez-la et suppliez -la d'avoir pitié de vous. »

2. Lorsque les femmes eurent entendu le discours de la jeune fille, elles sortirent en hâte (pour se rendre) auprès de (notre) Dame sainte Marie. Elles l'introduisirent chez elles et, s'étant assises en sa présence, elles lui dirent en pleurant : « O notre Dame sainte Marie, ayez pitié de vos servantes. Nous n'avons plus aucun parent âgé, ni chef de famille^, ni père 3, ni frère, qui fasse une démarche pour nous ^. Ce mulet que vous apercevez a été notre frère ^ ; des femmes l'ont réduit par leurs sortilèges à l'état que vous voyez. Nous vous prions donc d'avoir pitié de nous. » Alors, touchée de leur malheur, (notre) Dame sainte Marie prit le Seigneur Jésus et le posa sur le dos du mulet. Elle pleurait et les (trois) femmes aussi. Elle dit^ à

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