XXXIII. DÉLIVRANCE D'UNE POSSÉDÉE
l'aspect d'un dragon énorme et faisait mine de l'engloutir. Il lui suçait tout son sang, et la laissait comme morte-. Quand il l'approchait, elle joignait ses mains sur sa tête et criait, en disant : « Malheur à moi! malheur à moi! puisqu'il n'y a personne qui puisse me délivrer de ce dragon méchant ^. » Son père, sa mère, tous ceux qui l'entouraient ou la voyaient, s'apitoyaient sur elle. Et tous ceux qui se trouvaient là pleuraient et s'attroupaient autour d'elle, tous pleurant et se lamentant, surtout '' quand elle disait avec larmes : « 0 mes frères et mes amis ^, il n'y a (donc) personne qui puisse me délivrer de ce bourreau? »
2. Et lorsque la fille du chef, celle qui avait été guérie de la lèpre, entendit la voix de cette enfant, elle monta à l'endroit le plus élevé ^ de son château et regarda de son côté : elle avait les mains jointes sur sa tête et pleurait, et la foule qui l'entourait pleurait aussi. (La femme du chef) dit au mari de la possédée ^ : « Votre femme a-t-elle encore sa mère^? )> Le mari répondit : « Certainement elle a (encore) sa mère
2. Littéralement : et elle demeurait comme une morte. [5 ."un dragon qui (voulait) l'engloutir. Tout son corps était torréfié et elle ressemblait à une morte.]