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Ce volume contient quelques-uns des textes publiés par
Tischendorf. La collaboration du R. P. Peeters nous a permis d’y joindre des traductions de documents fort intéressants. M. J. Hardy, professeur au collège communal de Bouillon, avait bien voulu se charger de traduire le Protévangile de Jacques, le Pseudo-Matthieu et l'Évangile de Thomas. IHnous ἃ remis un travail de tous points excellent. Mais, comme nous avons cru devoir adopter un autre système pour cette traduction, nous avons dà la refaire, en profitant d’ailleurs largement du manuscrit de M. J. Hardy. Nous tenons à le remercier de la peine qu'il a prise et des soins qu'il ἃ donnés à la correction des secondes épreuves.
Ch. M.
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INTRODUCTION
PROTÉVANGILE DE JACQUES
à LL Éprrions ET Manuscrits. — Le texte du Protévangile a été rapporté de Constantinople par 4 le célèbre orientaliste français Guillaume Postel Rp 4581). Celui-ci en fit une traduction latine pan fut éditée par Théodore Bibliander (Buchmann) sous le titre de : Protevangelion, sive de natali- 2 | bus Jesu Christi et ipsius matris Virginis Ma- riae, sermo historicus divi Jacobi minoris (e gr. ᾿ς in lat. transi. a G. Postello), etc. Bâle, chez 4. Oporinus, 1552. | En 1564, Michel Neander (Neumann) donna, aussi à Bâle, et chez le même imprimeur, l'édition princeps du texte grec, d’après un manuscrit qui a disparu, en l’accompagnant de la traduction latine pe Postel?. C’est exclusivement sur ce texte que
π INTRODUCTION.
sont fondées les éditions de Gryneus (Bâle, 1569), de J.-A. Fabricius (Hambourg, 1703), de J. Jones (Londres, 1726), et de A. Birch (Copenhague, 1804). Mais en 1832, J.-C. Thilo fit paraître dans son Codex Apocryphus Novi Testamenti* une nouvelle édition d’après un excellent manuscrit de Paris (Bibl. Nat. 1454) datant du x° siècle. 11 donnait en note les variantes principales de sept mss. de Paris et de deux Vaticani, avec celles du texte de Neander.
En 1840, C.-A. Suckow donna à Breslau une édition du Protévangile, d'après un bor ms. de Venise, mais sans améliorer notablement le texte.
Vint enfin l’édition fondamentale de C. Tischendorf 3, qui est aussi la dernière en date.
1. Cf. [DELEHAYE] Bibliotheca hagiographica graeca, 2° éd. (Bruxelles, 1909), n° 1056.
9, Codex apocryphus Novi Testamenti, e libris editis et manuscriptis, maxime gallicanis, germanicis et italicis, collectus, recensitus notisque et prolegomenis illustratus opera et studio J.-C. THiLo. 1. Leipzig, 1832. Le tome II n’a jamais paru.
3. Evangelia Apocrypha, adhibitis plurimis codicibus graecis et latinis maximam partem nunc primum consullis atque ineditorum copia insignibus, collegit atque recensuit CONSTAN- TINUS DE TISCHENDORF. Leipzig, 1852 (2° édit. 1876). Le Protévangile occupe les pp. 1-50.
4. G. RAUSCHEN a publié des chapitres choisis (1, IV, V, VII-x1) du Protévangile dans son Florilegium Patristicum, III (Bonn, 1905), pp. 59-68, et M. E. AMANN a réimprimé tout récemment le texte de Tischendorf, avec une traduction et un commentaire
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PROTÉVANGILE DE JACQUES. ΠῚ
᾿ς Tischendorf a utilisé pour établir son texte de dix-sept mss., sans compter ceux dont se sont ser- vis Postel pour sa traduction et Neander pour son édition.
M. A. Ehrhard! en a signalé encore une quin- gaine, mais ils n’ont pas été étudiés. Tischendorf estimait à cinquante environ le nombre de ceux | que contenaient les bibliothèques ?.
Le plus ancien* est le Parisinus Coisl. 152 (À de Tischendorf), il semble être du 1x° siècle, mais ce n’est qu'un fragment qui va de vi, 3 à xu, 2. Puis viennent le Parisinus 1454 (À de - Thilo, C de Tischendorf); le Marcianus, class. IL, n°42 (A de Tischendorf), le Vaticanus 455 (F° de à Tischendorf), tous les trois du x° siècle, le Parisinus 1215 (B de Thilo, D de Tischendorf), daté de l’année 1068, le Parisinus 1468 (C de Thilo,
(Le Protévangile de Jacques et ses remaniements latins, Paris, 1910). u 1. Die altchristliche Litteratur und ihre Erforschung von 1884-1900, I (Fribourg, 1900), p. 148.