HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XXITI-XXIV
vous le dis, ὃ mes frères vénérables (ἢ et mes apôtres bénis : tout homme né en ce monde (et) connaissant (7) le bien et le mal, après qu'il a passé tout son temps suspendu à la concupiscence * (1) de ses yeux, a besoin de la pitié de mon bon Père {(/), lorsqu'il arrive au moment de mourir, de franchir le passage, (de paraitre devant) le tribunal terrible et de présenter sa défense. Mais je retourne au re du) trépas ἡ de mon père Joseph, le juste vieillard.
Cu. xx. — (a) Lorsqu'il eut rendu l'esprit, je l'embrassai. Les anges prirent son âme et la mirent dans un fin tissu desoie. Et m’étant approché, je m'assis près de lui, (tandis que) personne de ceux qui étaient assis autour de lui ne savait qu'il était mort. Je fis garder son âme par Michel et Gabriel, à cause des puissances qui étaient sur la route, et les anges chantaient devant elle jusqu’à ce qu'ils l’eurent remise à mon bon Père.
Cu. xxiv. — Je retournai donc vers le corps de mon père Joseph, qui gisait comme une corbeille (?). Je m'assis et je lui abaïssai les yeux, je les fermai ainsi
ue la bouche, et je restai à le contempler. Je dis à la γδέρὲ : « O Marie, où sont maintenant tous les travaux de métier qu'il a faits depuis son enfance jusqu’à maintenant? Ils ont tous passé en un seul moment. C'est comme s'il n’était jamais né en ce monde. » Lorsque ses fils et ses filles m'eurent entendu dire cela à Marie ma mère, ils me dirent avec beaucoup de larmes : « Malheur à nous, ὃ notre Seigneur! Notre père est-il mort? Et nous ne le savions pas! » Je leur
(ὃ S : ὁ mes membres saints. — (7) 5. : qui a connu. — 3. Texte : « à la paupière »(vouhi). Le traducteur copte aura lu ἐπίθημα pour ἐπιθυμία. — (4) S : aux convoitises. — (ἢ) S <Lquiest
aux cieux>. — 4. Littéralement : « de la sortie du corps ». Cu. xx. — (a) Voyez l’appendice.
Cu. xx1V. — 1. Texte : « comme un kouphon » (pour χόφινος;
ou bien serait-ce un mot apparenté avec l’arabe goffat : couffe, panier ?).