HISTOIRE DE JOSEPH. — CHAP. XXV-XXVI
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dis : « En vérité, il est mort. Cependant la mort de Joseph mon père n'est pas une mort, mais une vie pour l'éternité. Grands sont les (biens) que va recevoir mon bien-aimé Joseph. Car depuis le moment où son âme a quitté son corps, toute douleur a cessé pour lui. Il s’en est allé dans le royaume (des cieux) pour l'éternité. Il a laissé derrière lui le poids du corps; il a laissé derrière lui ce monde plein de toute sorte de douleurs et de toute sorte de vains soucis. Il s'en est allé vers la demeure du repos de men Père qui est au cieux, cette (demeure) qui ne sera jamais détruite. » Lorsque j’eus dit ainsi à mes frères : «Il est moit votre père Joseph, le vieillard béni », ils se levèrent, déchirèrent leurs habits et pleurèrent pendant longtemps.
Cu. xxv. — Alors ceux de la ville de Nazareth tout entière et de la Galilée, lorsqu'ils eurent appris le deuil, se rassemblèrent tous dans le lieu où nous nous tenions, selon la couture des Juifs. Ils passèrent la journée entière à le pleurer, jusqu'à la neuvième heure. Α la neuvième heure du jour, je les fis sortir tous. Je répandis de l’eau sur le corps de mon bien-aimé père Joseph; je l'oignis avec de l'huile parfumée; je priai mon bon Père qui est dans les cieux, en des prières célestes que j'ai écrites de mes propres doigts, sur les tablettes des cieux, quand je n'avais pas encore
ris chair de la vierge Marie. Et au moment où je dis πε de la prière, une multitude d’anges arrivèrent. Je donnai l'ordre à deux d’entre eux de déployer un vêtement. Je leur fis enlever le corps béni de moñ père Joseph, pour le déposer dans ces habits et l’ensevelir.
Cu. xxvi. — Et je plaçai ma main sur son cœur en disant : « Que jamais l'odeur fétide de la mort ne s’attache à toi. Que tes oreilles ne sentent pas mauvais. Que la corruption ne découle jamais de ton corps. Que le linceul de! ta chair, (celui) dont je t'ai revêtu, ne
CH. xxvi. — 1. Texte : oude. Lire : nte.
O ἈΝΒΉΤΟΤΙΟΝ ΡῈ LA FÊTE De JOSEPE. at
ca. xxv. — Et voici que le peuple de Nazareth et de la Galilée, lorsqü'il eut entendu leurs cris, vint vers : eux et pleura de la troisième heure à la neuvième. À la neuvième heure chacun d'eux s’en alla chez soi. Et ils emportèrent le corps après l'avoir embaumé avec des parfums de grand prix. Et j'implorai mon Père avec la prière des habitants du ciel, cette (prière) que j'ai écrite de ma main, avant que d'être conçu dans le sein de la vierge ma mère. Et lorsque je l’eus achevée et que j'eus dit l’amen, des anges vinrent en grand nombre. Je dis à deux d’entre eux d'étendre un man- teau lumineux et d'y envelopper le corps de Joseph le vieillard béni.
Cu. xxvr. — Je lui dis : « La fétidité de la mort . n’aurä point de pouvoir sur toi. Ni odeur mauvaise, ni ver ne sortira jamais de ton corps. Pas un seul os n’en sera jamais brisé. Pas un seul cheveu de ta tête ne S’altérera. Rien de ton corps ne périra, ὃ mon père Joseph, mais il restera intact et sain jusqu’au banquet des mille années. Tout homme qui songera à (faire) une offrande le jour de ta commémoraison, je le béniraietje le dédommagerai dans l’église des premiersnés [Hébr., καὶ, 23]. Celui qui, en ton nom, nourrira de l’œuvre de ses mains les pauvres et les indigents, 165 veuves et les orphelins, au jour de ta commémo- raison, ne manquera de rien à aucun jour de sa vie. Celui qui, en ton nom, donnera à boire un verre d'eau où de vin à une veuve ou à un orphelin, je tele 4 donnerai pour que tu l’introduises au banquet des mille . années. Tout homme qui pensera (à faire) une offrande
au jour de ta commémoraison, je le bénirai et je le dé= À »