‹ Évangiles apocryphesChapitre 23 sur 192 · BARDENHEWER, Gesch. der althirchl. Litt., 1, p · texte numérisé non relu

BARDENHEWER, Gesch. der althirchl. Litt., 1, p

HISTOIRE DE JOSEPH LE CHARPENTIER

Le récit de la mort de saint Joseph existe en deux, ou plutôt en trois rédactions distinctes.

La recension copte bohaïrique est, à n’en pas douter, une traduction du grec. Sans parler des raisons générales qui portent à lui supposer cette origine, elle renferme plusieurs non-sens qui s’expliquent par des hellénismes mal compris, ou par des mots grecs lus de travers.

La version saïdique n’a, en tant que version, aucun rapport avec la précédente. La pensée et l’expression de l’original y sont rendues tantôt mieux, tantôt plus mal; mais ses leçons bonnes ou mauvaises lui appartiennent en propre et ne lui ont pas été empruntées par l’autre traducteur. Elle est malheureusement incomplète. Les fragments qu'on en possède proviennent de manuscrits différents. En un passage, où ils font double emploi, ils ne se correspondent pas avec une entière exactitude.

1. Cf. L. STERN, Zeitschrift für wissenschaftliche Theologie, t. XXVI (1883), p. 269.

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I1 semble donc que cette version ait été retouchée \ ou remaniée.

On se saurait indiquer avec certitude l’origine immédiate du texte arabe. Il ne présente aucun indice qui rappelle distinctement le grec. M. Stern a émis l’idée que cette version pourrait refléter une recension syriaque, faute peut-être d'une raison décisive pour la croire dérivée du coptei. En effet, cette dernière hypothèse ne s'impose pas. Mais elle ressort avant toute autre de la nature des choses. Elle s'appuie sur de nombreuses analogies. Le texte lui-même contient plusieurs indices qui paraissent la confirmer, et la provenance du manuscrit où il nous a été conservé, parle plutôt dans le même sens?.

Ces trois versions, bohaïrique, saïdique etarabe, … se complètent l’une par l’autre. A voir comment elles s’accordent et se séparent tour à tour surces leçons additionnelles, on peut conclure, en toute … assurance, qu’elles proviennent d’un original plus détaillé, sinon plus développé. Par quelle. voie et après quels détours? Rien ne permet de le de-

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