‹ Évangiles apocryphesChapitre 28 sur 192 · HISTOIRE DE JOSEPH. XXXIX · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE JOSEPH. XXXIX

procédé qu’on trouvera sans doute entaché d’éclec-

tisme. Mais comment faire paraître dans une traduction des divergences de rédaction qui n'intéressent pas le sens : jeux de synonymes, inversions, dédoublements d'expressions, etc.? On ne peut demander à une version annotée les services d’une édition critique. D’après ce principe, nous avons cru légitime de nous borner à signaler les leçons sigmficatives!. Le chapitre xxr11 de texte saïdique, dont la rédaction échappe à tout parallélisme, a été traduit intégralement en appendice.

Nous nous sommes laissé entraîner par l’exemple de Roginson à serrer la phrase originale de plus près que nous ne l’aurions fait par conviction.

Nous ne l'avons pourtant pas suivi jusqu’au bout dans cette méthode moins prudente qu'il ne paraît. Sauf meilleur avis, il nous semble qu’une traduction est surtout faite pour ceux qui en ont besoin et non pour les spécialistes qui sont en mesure de l'interpréter elle-même à l’aide du parler dont elle imite les allures. En voulant être rigoureusement Bttérale, elle risque toujours de tromper, par des

1. Ces variantes sont désignées par la lettre S (saïdique) . Nous mettons entre < > les mots qui ne se trouvent que dans la version saïdique; entre [ ] les mots qui y manquent; - entre ( }), d’après le contexte, les mots explicatifs ou les mots sur lesquels porte la différence de lecture.

GE DE ἀν συ ον ον AE GENRE

ΧΙ, NTRODUCTION. ἦτ

équivalents approximatifs, le lecteur qui ne connait pas les idiotismes qu’elle vise à reproduire. Quoi qu'elle tente d’ailleurs, elle sera toujours criblée d'inconséquences, qui peuvent la rendre décevante si elle affiche la prétention de ne rien changer à son modèle. A force de chercher l'exactitude du menu détail, elle devient fausse dans l’ensemble. Par le tour insolite qu'un traducteur servile donne à sa propre langue, il se rend illisible, sinon incompréhensible, sans autre résultat que de préter à l'original lui-même un air barbare qu'il n’a pas ou qui affecte un aspect tout différent. D'autre

part, notre apocryphe étant ce qu’il est, nous n’a-

vons pas cru permis de le rendre plus présentable en atténuant les trivialités, les non-sens, les redites, les incohérences et autres défauts qui complètent trop bien sa physionomie suspecte.

Pour des raisons d’ordre pratique, 1] n’a pas été possible de signaler toutes les expressions empruntées au langage biblique. Outre les citations proprement dites, on n’a relevé que les allusions qui peuvent servir, soit à préciser la pensée, soit à éclairer une locution ambiguë. Celles qui se retrouvent dans les deux textes, n’ont pas été indiquées dans le texte arabe.

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