‹ Évolution Clinique de la Pneumonie chez l'EnfantChapitre 7 sur 14 · EE · texte numérisé non relu

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Percussion. — Au début, la pneumonie ne se révèle à la percussion que par de la submatité légère.

Dans les pneumonies centrales, la percussion donne de la submatité durant tout le cours de la maladie ou même une sonorité normale.

A la période d’état la matité, au niveau du foyer pneumonique, est très nette, cette matité varie évidemment d’étendue avec les dimensions du foyer de pneumonie, elle varie également suivant l'épaisseur, la situation plus on moins profonde des lésions, suivant le degré d’hépatisation du bloc pulmonaire.

La percussion de la région sous-claviculaire peut don-

. 1 93 — Ar ner da utiles renseignements (Comby-Hayem). On rencontre fréquemment à à ce niveau une exagération de la s0- norité normale ou skodisme ; « l’examen du skodisme sousclaviculaire aura une grande valeur, dit Comby, et l’on ne devra jamais négliger de percuter les régions antérieu- | A res de la poitrine. Si la percussion donne un son à tonalité élevée, à timbre creux et ‘tympanique, sous la clavicule, on peut affirmer qu >] existe un foyer ie Où 0

pulmonaire de ce côté. Taie es

: Auscurramron. — Les signes pulmonaires de la pneumonie, nous ll’ avons signalé, peuvent être tardifs. Ils sont eee très discrets.

- Ce qui domine au début, c'est plutôt une modification

de l’intensité de la respiration que la présence de signes stéthoscopiques nets: rudesse ou diminution de la respiration, obscurité respiratoire. Puis apparaissent des râles crépitants ou sous-crépitants fins, assez délicats à trou-

ver, car ils sont assez fugaces et limités en général.

Ges râles cèdent peu à peu la place au souffle pneumo- | nique qui d’abord doux se transforme ensuite en PouPse tubaire, intense, facilement perceptible.

T1 y a concomitance de retentissement vocal, un peu d’é- __ gophonie par épanchement pleural léger; il ‘ÿY à égale-

ment retentissement de la toux. FA |

Ces. signes de se modifient ultérieurement, nous

“les retrouverons bientôt.

ee Le cœur est le plus souvent indemne, mais ses batte- . ments’ sont énergiques et rapides.

Le pouls, en effet, est accéléré, il suit la température et comme celle-ci s'élève beaucoup dans la pneumonie de l’enfant, le pouls atteint des chiffres très élevés; on peut noter 140 pulsations et dans des cas moins communs 160

et 180 même.'Il est étonnant de voir à quelles températures résistent ces frêles existences et à quel surmenage ‘24 AUS peut être soumis leur cœur pendant toute la durée de la ï Se période d’état. Malgré cette accélération considérable, le > ne +

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pouls reste régulier dans la grande majorité des cas.

Autres symptômes. — Nous avons déjà signalé l’exis tence de douleurs abdominales, de constipation ou de diarrhée, de vomissements. Les troubles digestifs sont, en effet, à peu près constants. Ne

Les vomissements sont très fréquents et apparaissent dès le début de la maladie, mais disparaissent assez rapidement. ; 7

L’appétit est supprimé, la soif est ardente, la langue est chargée, blanche ou sèche. ; ns

Nous avons indiqué déjà la signification du symptôme 4 diarrhée. : dé

Le « point de côté abdominal » est constitué par ue congestion du foie. g

Après les troubles digestifs, nous devons signaler les troubles nerveux si importants dans les maladies de l’enfance. Leur intensité est des plus variables, depuis la céphalée, l’abattement jusqu’à l’agitation vive et aux convulsions; depuis le délire furieux, violent, avec agitation telle qu’on est obligé de protéger l’enfant, jusqu’à la prostration pouvant arriver au coma.

Comme chez l’adulte, la période d’état de la pneumonie chez l’enfant est relativement courte, durant de /six à huit Jours dans les cas normaux; la température demeure élevée une semaine, puis subitement, en un jour, la fièvre fait une chute de 40 degrés à 38° ou 31°9 pour passer le lendemain à 37° ou même au-dessous de 37°. Parfois

ù la chute est plus brusque encore et la température passe em un jour de son maximum à un minimum situé au-dessous de la normale. La chute en lysis est plus rare.

Cette chute de la température est accompagnée de trans- piration; elle annonce la convalescence.

Avec la température, le pouls tombe, sa chute se fait soit en lysis, soit en chute brusque, suivant exactement les variations de la fièvre. Comme celle-ci, le nombre des pulsations peut descendre au-dessous de la normale et le ralentissement du pouls, après la pneumonie, est très fréquemment observé; on note alors un chiffre de pulsations : égal à 60 ou au- dessous.

À ce moment le facies de l'enfant a RE sa coloration rouge, la dyspnée diminue, le sommeil perd son agitation, l'appétit se réveille, tandis que disparaît la soif vive. Parfois la défervescence se fait par étapes, l’entrée en convalescence étant précédée de chutes successives de température suivies de reprises de la fièvre le lendemain.

Un point important est à noter, pour Hayem: « Dans la pneumonie, les rémissions fébriles après enveloppements et bains sont toujours minimes, quelle que soit la hauteur de la température, toutes nos feuilles de bains le démontrent. C’est là un signe distinctif important à retenir pour les diagnostics difficiles, les chutes de tempéra- 53 ture, après les bains dans la fièvre typhoïde et dans la à méningite étant toujours plus considérables que dans la 1 pneumonie ». = # CA Du côté du thorax, les signes physiques diminuent également: typiquement, le souffle s’atténue peu à peu pour

disparaître en quelques jours, laissant entendre à sa place

des râles que l’on nomme râles de retour, qui se rencontrent d’abord à la périphérie du bloc pulmonaire hépatisé, gagnant de là peu à peu le centre du foyer.

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