FE
: localisation pulmonaire. Par une série d’hémocultures, Anglada n’a pu retrouver le pneumocoque dans le sang, mais sa statistique porte sur un grand nombre d'infections diverses, «elle n’était pas faite uniquement en vue de la recherche du pneumocoque et le nombre de preumoco- ques examinés est peu considérable.
Fe L) autres faits ont été apportés qui témoignent en Don de la théorie sanguine de la pneumonie: ce sont les cas de transmission intra-utérine de pneumococcie, la localisation des lésions et des microbes autour des vaisseaux, les résultats de 1 expérimentation qui ont permis d'obtenir des pneumonies chez l’animal par inoculation de pneumocoque, __ dans le courant circulatoire.
Avec Lemierre, Abrami et Joltrain, on peut ajouter à ces faits, certaines réactions générales comme la leucocytose, l’hyperfibrinose, le pouvoir agglutimant du sang des . pneumoniques, mais @es auteurs tout en considérant ces
faits comme des preuves venant corroborer leur opinion, ne les placent qu'au second rang. Lee
Nous verrons ultérieurement avec Maïllet et Aïmes que L dans 1 évolution de la pneumonie chez l’enfant, on peut trouver encore des faits intéressants, venant à l’appui de
cette conception.
SYMPTOMATOLOGIE He ee STE | pu [affection débute fréquemment comme une maladie gé- __:érale quelconque, par des phénomènes généraux, si bien qu’il est malaisé de dire, dès les premiers jours, si l’on a affaire à à un embarras castrique, à une dothiénentérie ou à une fièvre éruptive quelconque. | Dans neuf observations, Maillet et Aimes, ont trouvé six fois une apparition tardive des signes pulmonaires ; voilà un point particulièrement intéressant à signaler. ne Mu ‘is Hayem nous dit dans sa. thèse que le début brutal par un . point de côté, peut être précédé pendant plusieurs jours de -céphalée, abattement, légère bronchite. « Chez d’autres, la maladie peut débuter par un ou plusieurs vomissements précédés ou non d’abattement et de céphalée: ainsi nous apprenions fréquemment que tel enfant était allé le matin : { à l’école sans présenter aucun malaise ou s'était plaint Le d’un léger mal de tête et d’une toux légère, et tout à coup FR si vers dix ou onze heures, il était pris de vomissements, ac- | cablement, céphalée violente ; on le ramène, on le couche et
la fièvre, des frissons, un point douloureux surviennent à la: suite. Le plus souvent. encore c’est la fièvre et le point dé côté qu’on signale comme signes initiaux, où quelquefois un frisson chez les enfants plus âgés. Le début encore peut être précédé d’embarras gastro-intestinal, de consti-
pation ou de diarrhée, de convulsions chez les jeunes enfants; rarement d’épistaxis ou d’angine. » AC
Donc, en général, le tableau clinique est rarement complet et il n’ést pas chez l’enfant aussi fréquent que chez l'adulte de trouver le début de l’affection se faisant par un frisson, de l’élévation de température, un point de côté thoracique ou souvent un point de côté au niveau de la région hépatique, des vomissements, de la céphalée.
A cette période on ne trouvera au niveau des poumons que de très légers signes: la percussion permet de r'econnaître un peu de submatité; l’auscultation nous révélera des modifications légères de la respiration tantôt diminuée, tantôt rude. Quelques râles crépitants sont perçus dans les cas les plus favorables. PRE, ;
L'aspect du petit malade est, en général, assez caractéristique avec son abattement spécial, le malade étant couché en décubitus dorsal, la face vivement colorée en rouge,
l aspect fébrile: respiration accélérée, face colorée, téguments brûlants, pouls fréquent, soif vive, urines rares et colorées, langue blanche, perte complète de l'appétit.
Le malade arrive rapidement à la période d'état, on . trouve alors chacun des signes de la période de début, mais beaucoup plus nets. ! \ :
Un signe précoce et qui paraît : assez constant, c’est l’existence de douleurs abdominales (Maillet et Aiïmes) dues le plus souvent, pour M. le professeur Baumel, à la congestion douloureuse du foie.
Les troubles digestifs sont fréquents; à côté de ces douleurs abdominales, nous avons déjà signalé des vomissements qui se retrouvent dans un grand nombre d’observations. [l y à de la constipation ou de la diarrhée. « Pour Joltrain et Triboulet, le syndrome intestinal contemporain du début ou de la période d’état (ce qui le distingue des diarrhées critiques) d’une pneumopathie vient témoigner d’une diffusion évidente de la septicémie. Pour eux encore,
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a pen ue ons graves s compagnent de
ss des troubles intestinaux. ». | ,
+ chez il ut Chez les tout du, il manque le dns OU Ve vent. Chez les enfants plus âgés il est remplacé dans an grand nombre de cas par des frissons peu re mais Fi à MA,
La fièvre débute brusquement Soda en quelques Doures 39 où 40 degrés ; ainsi arrivée à son summum, dès le début, elle s’y maintient, ne descendant le 18 de. quelques dixièmes de degré.
(Chez certains sujets, la température atteint des chif-. fres très élevés, les chiffres de 40°5 et même 41 degrés, ne. sont pas des raretés. On cite cependant des chiffres beau-
atin que
Coup plus élevés: chez un enfant, âgé da trois ans, Kyneston observa une élévation de température de 43 degrés. Cette température, si lélevée, n’empêcha pas la défervescence de se faire au sixième jour et la guérison de survenir en peu de temps.
L'’élévation de la température n’est pas sans amener des modifications intéressantes dans l’état général de l’enfant: celui-ci présente un facies rouges, les deux pom- î mettes étant le plus souvent inégalement colorées, ce que Gübler attribue à une vaso-dilatation paralytique par compression du ganglion cervical inférieur par le bloc ‘pulmonaire hépatisé; l’enfant est couché dans le décubi-
- lEus dorsal, soit prostré, abattu, soit, au contraire, assez agité, se plaignant sans cesse. La respiration est accélérée et prend le type de la respiration dite: respiration superficielle, caractérisée par une succession rapide de
mouvements respiratairés très courts. La peau est sèche, brûlante; la soif est vive. es
Dans les premiers jours de l’affection, en SUT-
* venir quelques phénomènes surajoutés dont quelques-uns co font pour ainsi dire partie du tableau de la pneumonie. =
L’herpès, par exemple, est très fréquent. Cette éruption se fait au niveau des lèvres et sur le menton, vers le troisième jour de la maladie.
L’épistaxis se rencontre assez souvent chez l’enfant et tandis que l’herpès serait moins fréquemment rencontré î
que chez l’adulte, l’épistaxis serait plus fréquente. Le À
D’après Rillet et Barthez, Cadet de Gassicourt, Massé, Comby, Hutinel, Arnaud et Lop, Marfan, la pneumonie EN peut s’accompagner d’un rash en général scarlatiniforme, | | plus rarement rubéoliforme. « Ces éruptions, écrit Macé, peuvent apparaître dès le début de la pneumonie, avant l’apparition des signes stéthoscopiques ou un peu plus tardivement, alors que les signes physiques rendent. très facile le diagnostic de l’affection pulmonaire. Ces. érythèmes sont fugaces, disparaissent sans être suivis de desquamation, sans laisser aucune trace de leur passage. Ils n’impliquent aucune modalité spéciale de la pneumonie et. ju n’en aggravent nullement le pronostic.» (Hayem.)
On conçoit que la présence de ces éruptions peut faire égarer le diagnostic surtout si les signes thoraciques sont absents. |
Mais il s’agit à d’éventualités rares, car dans la presque totalité des cas, dans la période d'état, l’attention est attirée par la présence de symptômes pulmonaires importants qu’il nous faut maintenant étudier.
SIGNES FONCTIONNELS. — [Le point de côté, nous l’avons
déjà indiqué, est inconstant ou peu accusé chez l’enfant.
— a ul est le plus souvent, A At par une douleur abdomi- nale, rencontrée dans la région opes (Guinon, Comby,
Do Le point de côté est plus ne dans les piegmonies
nie qui intéressent alors la séreuse; il ne se ren-
contre pas dans les pneumonies centrales.
La dyspnée est un des symptômes les plus importants de de la pneumonie chez l’enfant; surtout dans les pneumonies étendues ou dans les pneumonies de la base.
La dyspnée est très vive en particulier lorsqu'on aus-
- culte l’enfant. L'examen nécessitant un certain déplacement, une agitation ‘de l’enfant révèle en donné parfois très accentuée. i
Cette accélération des mouvements respiratoires ne
s’accompagne pas d'irrégularité dans le rythme de la respiration qui est, en général, normal.
La dyspnée croît avec la température et, dans les cas extrêmes, lorsque la fièvre est très élevée, la dyspnée est très accentuée et les ailes du nez battent avec précipitation. ds
(Cette dyspnée s'accompagne de foux, mais cette toux est courte et sèche, légèrement spasmodique.
La toux de l’enfant n’amène pas avec elle d 'expectoration car les enfants ne savent pas cracher. Ils déglutissent leurs erachats ne sachant pas les réjeter au dehors. Mais on peut se passer de l’examen de l’expectoration pour faire le diagnostic de pneumonie arrivée à sa période d'état, il est done inutile d'essayer d’aller les rechercher soit dans l’estomae, soit dans les selles, soit comme l’in- dique Variot derrière 1 épiglotte au moment des efforts de toux.
Le Gone A, 2
00 ee SIGNES PHYSIQUES. — Les signes physiques apparaissent tardivement dans beaucoup de cas; ils sont souvent dis- CTetBAl EU à | FRS L’inspection ne donne que peu de renseignements : elle permet de constater la dyspnée et de compter le nombre des mouvements respiratoires légers et rapides caractéristiques de la respiration superficielle; elle fait consta-
ter la rougeur de la peau colorée et brûlante.
Weil a décrit comme un signe précoce mais persistant le défaut d’expansion de la région sous-claviculaire du côté malade, signe qu’on ne retrouverait pas dans les. autres affections pulmonaires avec les mêmes caractères. Hayem le signale comme un signe inconstant.
La palpation permet de constater l’induration de la région atteinte par l’exagération des vibrations thoraciques, elle est aisée à constater chez les tout jeunes qui crient lorsqu'on les examine.
Un léger épanchement pleurétique w«oexiste parfois avec la pneumonie, dans ce cas on ne peut pas percevoir ies vibrations thoraciques. |