‹ Évolution Clinique de la Pneumonie chez l'EnfantChapitre 9 sur 14 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

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| La description clinique que nous venons de donner déla 40 pneumonie chez l’enfant, est celle de la forme typique, LE normale, celle que l’on rencontre le plus habituellement

en clinique, mais il ne faut pas croire : que cette forme soif

‘la seule, bien au contraire, la pneumonie se présente Sous

des formes variables qu’il est utile de connaître. | te Le tableau clinique subit évidemment des variations res 4 Le l'intensité de l'affection.

Il existe des formes bénignes pour lesquelles le diagnos-

tic de pneumonie n’est souvent posé que par hasard, l’en-

fant présente quelques phénomènes généraux, un: peu de : fièvre, une toux sèche, l’enfant est soigné par la famille pour un rhume, une bronchite légère, il guérit très facile- | ment en quelques jours.

Une autre forme bénigne de la pneumonie est celle qui, débutant comme une pneumonie typique, tourne court en trois ou quatre jours, tous les symptômes s’atténuant et

__ la guérison survenant. très rapidement; c’est la forme

CPR

abortive de la pneumonie qu’il faut différencier de Ja con-

- gestion pulmonaire banale. (D'Espine, Picot.)

Cette différenciation est assez délicate en clinique, il ip faut examiner avee soin non seulement l’état actuel du 10 \ malade, mais encore l’évolution de l'affection, examiner

les crachats pour y retrouver dés pneumocoques. Les deux

108 de ne

affections sont très voisines l’une de l’autre, la congestion

pulmonaire n'étant pour beaucoup d'auteurs qu une La

pneumonie atténuée. A à La pneumonie peut avoir une die beaucoup plus” lon-

gue que celle qu’on lui attribue dans les cas typiques, cer- .

taines pneumonies se prolongent pendant plusieurs semaines: formes prolongées. (Leroux, Raghaud, Guinon) Cette prolongation de la maladie, sans tenir compte du. retard apporté à la guérison par l’apparition de complications, est due à plusieurs facteurs. :

C’est tantôt l’apparition d’un nouveau foyer de pneumonie au moment où le foyer primitif marche vers la guérison: pneumodie Mmigratrice, pneumonie serpigineuse. C'est aussi le passage de l'infection d’un poumon au

poumon du côté opposé, soit pendant la première atteinte,

soit immédiatement après. -

On comprend la gravité et l’importance pratique de ces preumonies doubles tant par la gêne de l’hématose, la formation abondante de toxines, que par l’apparition d’un nouveau foyer infectieux sur un organisme déjà affaibli par la première atteinte.

La pneumonie peut revêtir une allure de gravité toute particulière dans la forme typhoïde, dans laquelle le petit malade, absolument prostré, prend l’allure d’un dothiénentériqüe: tuphos, fièvre élevée, délire, céphalée, douleurs abdominales, diarrhée.

Si l’on ajoute à ce tableau la sécheresse de la peau, la soif ardente avec bouche sèche, fuliginosités sur les lèvres, l’apparition tardive en général des signes thoïaciques, on pense immédiatement plutôt à une infection intestinale grave qu’à une affection de l’appareïl respiratoire.

Il n’est pas jusques au point de côté qui, par sa situation basse ne prête à confusion. On l’a appelé, avec juste

raison € point de côté abdominal ». Et cette situation a donné lieu à la création d’ un syndrome abdominal ou ap- ; pendiculaire (Comby, Garreau). |

Cette forme douloureuse à localisation onde ca-

; brusque, avec vomissements, constipation, fièvre élevée, état général critique, pouls fréquent, céphalée, abattement simule absolument une crise appendieulaire si l’on n’examine pas attentivement l’enfant. La recherche des signes thoraciques vient révéler l’origme de la douleur abdominale, mais pour rechercher ces signes du côté des poumons faut-il encore êtr prévenu de l'existence de cette forme de la pneumonie qui n’est pas une rareté chez l’enfant.

Il n’est pas rare de voir des enfants venir à l’hôpital avec le diagnostic d’appendicite, de typhlite, d’affection intestinale ét qui ont cependant une pneumonie. Cette forme présente de l'intérêt non seulement au point de vue du diagnostic, mais encore ‘par la portée pratique qu ’elle peut avoir du fait des indications thérapeutiques, qui se

simule. \ À Les phénomènes nerveux si communément observés chez l’enfant revêtent parfois une gravité toute particulière et les formes nerveuses de la pneumonie chez 1? PAR sont

fréquentes et sérieuses.

Cette forme méningée doit être différenciée d’nne complication malheureusement pas rare de la pneumonie» la méningite à pneumocoques; elle en diffère en ce que tout en présentant le tableau clinique de la méningite vraie, ‘elle n’est qu’une pseudo-méningite sans substratum anatomique; on ne trouve que des phénomènes méningés et l’évolution de l’affection est toute différente.

mnt

ractérisée par la douleur abdominale à droite, le début

posent tout à fait différentes dans les divers cas qu’elle

La plus fréquente est évidemment la forme méningée.

2 80 + | L'enfant présente du délire ou, au contraire, de l’abat- l tement, de la céphalée, les vomissements sont fréquents;

si l’on y joint des mouvements plus ou moins violents, des contractures, de la constipation, on reconnaît bien là le

tableau de la méningite, mais on remarque que, en quel …

ques jours, cette pseudo-méningite tourne court et que, : RE avec la défervescence de la température, elle s’améliore et.

laisse le malade guérir parfaitement.

Quelques cas sont plus dramatiques encore, plus graves; il est souvent difficile alors de dire s’il s’agit de phénomènes méningés ou de réaction des méninges atteintes par l'infection. L'examen du liquide céphalo-rachidien pourra alors donner d’utiles renseignements.

Rillet et Barthez ont ldécrit encore une forme ner: veuse: la forme éclamptique, caractérisée par les phénomènes suivants ainsi décrits par ces auteurs: « Dans la pneumonie éclamptique, ce sont les convulsions partielles et générales qui donnent à la maladie son cachet spécial. L’éclampsie accompagnée ou précédée de fièvre marque le début; d’autres fois l’assoupissement et la fièvre sont les premiers symptômes et les convulsions ne se montrent qu’à une période plus éloignée, du quatrième au sixième jour; quelquefois même elles sont terminales. Elles sont tantôt générales, épileptiformes, tantôt partielles. Dans ce dernier cas, on n’observe que quelques mouvements $saccadés des extrémités supérieures, accompagnés d’une sorte de carphologie et de beaucqup d’agitation; les globes oculaires seuls sont réellement convulsés, car il n’y a ni écume à la bouche, ni distorsion des traits. Quand les convulsions sont épileptiformes et générales, les attaques sont peu nombreuses. Elles peuvent se répéter un grand nombre de fois dans le jour si elles sont partielles. Après la disparition des convulsions générales, dans les cas où

l'enfant reprend toute. sa Con À: it i conserve AA ie son si

suivi es de raider des membres de sonbrastin. ae.

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