TRI AT
Triât vint à Paris en 1847, au moment où mourait Amoros. Ce qui restait (le ee dernier et de Clias était tout a lait insi gnifiant. Le gymnase de Grenelle avait été supprimé en 1838
TRIAT
et Clias était retourné à Llerne sa patrie. Triât fut secon lé par N. Daily dans l'édification de son gymnase, mais les événements de 1848 furent pour beaucoup dans les difficultés que subit cet établissement.
L ECOLE FRANÇAISE
Nous avons connu personnellement Triât, nous avons meme pris part aux exercices de son gymnase. C’était un. excellent homme, intelligent, mais un peu excentrique, sa, physionomie était mystique et douce, d’une beauté plastique remarquable, il unissait la finesse et l’adresse à une force herculéenne. Il avait créé Y Ordre de l’Humanité, dont il s'était fait Grand-croix, et portait cet insigne en sautoir dans les jours de réunion solennelle.
Triât s’éteignit obscurément emportant avec lui une grande connaissance des exercices athlétiques et sportifs, probablement aussi des secrets d’une longue expérience qu’il aurait été intéressant de publier. Nous rendons un juste hommage à la mémoire d’un homme de bien oublié comme tous les précurseurs d’un mouvement auquel le public n'était pas encore préparé.
Paz, élève de Triât, reproduisit son gvmnase en 1868 et enseigna sa méthode ; les Soleirol, les Daily, les Alix, les Dusart, les de Jarry le suivirent tandis que Laisné et Pascaud, derniers disciples d’Amoros, continuaient sa tradition.
De Jarry de Boufiemont conquiert la région de l’est par son activité d’apôtre ; Laisné, s’inspirant de (nias, ajoute le chant, la musique, la danse et la callisthénie pour mettre l’exercice à la portée des jeunes filles. Paz fut envoyé en mission en Belgique, en Hollande, en Allemagne et en Suède et contribua à son retour à introduire la gymnastique dans les écoles publiques (décret du 18 juillet 1838).
Duruy était un homme convaincu, il envoya le Dr 1 1 il lairet en mission à l'étranger. Son rapport très complet condamne la gymnastique amorosienne comme manquant de base scientifique. Duruy ne voulait pas faire des bacheliers , mais des hommes. Il nomma des Commissions permanentes pour s'occuper de la question ; la valeur des rapporteurs Bérard, Bouvier, H i 1 lairet indique suffisamment la qualité, de leurs travaux. Le diplôme de maître de gymnastique (ut créé par un décret de 1839, et la gymnastique fit dès lors partie des programmes des écoles primaires, des lycées et écoles normales d'instituteurs avec un programme détaillé des exer-
cices.