‹ Évolution de l'éducation physiqueChapitre 28 sur 61 · K. PAZ · texte numérisé non relu

K. PAZ

attirer la clientèle mondaine dans son établissement, prit part à la fondation des Sociétés de Gymnastique et par des relations importantes put influer sur les décisions ollicielles. Il est l’auteur des livres de vulgarisation agréablement écrits intitulés : Franches causeries La gymnastique raisonnée.

Pichery.

On doit à Pichery les appareils à ressorts, copiés depuis sous toutes formes et remplacés par les exercisers en caoutchouc. Dans un livre fort documenté : La Gymnastique de V opposant y 1870, l’auteur montre tout le parti que l’on peut tirer des résistances d’intensité et de directions variables.

De Jarry de Bouffémont a joué un rôle très actif dans la région de l’est et plus tard à Paris ; il a laissé deux volumes : La Gymnastique éclectique (1871) et Le Catéchisme gymnastique.

Terminons par une liste abrégée des noms de ceux qui ont pris une part importante dans le mouvement moderne : de Coubertin, Sansbœuf, Grousset, Christmann, Cazalet, Dr Lachaud, Hébert, Bonnal, Dr Nicolas, Manouvrier, Vuillemin, Th. Vienne Dr J. Philippe, Lagrange et Tissié qui ont lutté et luttent encore dans des directions diverses pour apporter la lumière dans la question de l’éducation physique et faire sortir notre pays de la langueur ou il se traîne actuellement.

Après avoir lu les ouvrages de nos prédécesseurs français, on ne sait vraiment plus ce qui reste à dire de nouveau. Il faudrait être d’une ignorance et d’une prétention peu communes pour s’imaginer que l’on peut tout-à-coup, par caprice, bouleverser l’éducation d’un peuple et en changer totalement 1 orientation. C’est pourtant le rêve d’ambition de quelques éducateurs improvisés. Ç)ue nous apportent-ils ? nous aurons à le montrer par la suite ; pour le moment ils conlondent l’éducation avec le pédantisme scolastique parce qu ils n en saisissent ni la portée ni les bases naturelles.

Les matériaux abondent chez nous, nous n’avons pas besoin d’en taire l’emprunt à l’étranger. Cet emprunt ne serait

dans bien des cas cju’une simple restitution. Non, le véritable travail n’est pas là, il consiste à ordonnancer, à simplifier et à adapter aux exigences de notre époque ce que nous possédons déjà. Si les résultats pratiques ne sont pas toujours brillants c’est beaucoup plus la faute de ceux qui enseignent que la faute des doctrines et des manuels.

Il n’y a pas d’enseignement automatique, ni de livre qui ne puisse être mal interprété. Continuons donc le travail de nos prédécesseurs et profitons de leur expérience mais ne recommençons pas toujours les mêmes errements. La science moderne peut préciser les effets de l’exercice et remplacer les opinions par des constatations. C’est ce que les anciens n'ont pu faire, profitons des moyens nouveaux dont nous disposons, mais ne nous arrêtons pas en route et surtout n’employons pas notre énergie à détruire ce qui existe pour donner satisfaction à nos petits sentiments personnels.

« U homme est un enfant né à minuit , dit un proverbe chinois vieux de quarante siècles ; quand il voit lever le soleil, il croit qu'hier n a jamais existé. » Ce proverbe est encore applicable aujourd’hui.

L’accord doit nécessairement se faire entre les praticiens et les savants sur le terrain de l’expérimentation. Celte ère définitive approche, elle succédera à la période de tâtonnements, de confusion et d’hésitation que nous traversons.

Après être longtemps restés en dehors du mouvement les médecins français regagnent le temps perdu. Les publications et les Congrès de physico et de mécano-thérapie sont devenus de plus en plus nombreux.

Les travaux de quelques spécialistes comme Fernand Lagrange, Maurice Faure, J. Philippe, G. Rosenthal, P. Desfosses etc., montrent que dans un avenir prochain la France jouera un rôle prépondérant dans les questions auxquelles elle était restée indifférente. De cette convergence d’ellôrts doit résulter un bienfait certain dont nous devons nous féliciter.

PHASE DE TATONNEMENTS

PHASE DE TATONNEMENTS

Exposés Critiques. — Valeur des arguments échangés Systèmes transitoires. — Ecole suédoise et Ecole française.

Le progrès s'accuse lentement.

Les vérités ont plus de mnl à pénétrer pnrmi les éducateurs que dans tout autre milieu. Il y a deux raisons pour cela : rédueatcur a des habitudes qu'il ne peut quitter facilement et la méthode scientifique n’a qu’exceplionnellement pénétré dans ces questions. L’empirisme y est la règle presque générale et les opinions de sentiment en sont la monnaie courante.

Tous les incompétents s’en mêlent et se croient, sans études préalables, capables de les juger. De là incertitudes et fluctuations incompatibles avec la marche du progrès.

Les passions et les intérêts aveuglent les esprits ; le sage n'a plus d’influence ; il doit laisser passer l’orage et trouver un abri momentané ; il se sent impuissant à apporter quelque lumière dans les cerveaux troublés et obscurcis par les pré*jugés.

La force n’y peut rien, il faut convaincre et voir juste.

« Un vaste système d’éducation suscitant tous les talents,

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