ET DE LA RACE HUMAINE
Les hommes diffèrent suivant leur mode d’activité et suivant les agents extérieurs qui agissent sur eux.
Exemples des différences individuelles superficielles et profondes qui existent entre les hommes.
Causes de ces différences.
Ressemblance entre les sujets appartenant aux mêmes familles professionnelles.
. Causes de ces ressemblances, adaptation des organes à leurs fonctions et de l’individu à son genre de vie.
Homme à l’état de nature. Riches et pauvres. Noblesse ancienne et bourgeoisie moderne.
Oisifs et travailleurs. Artisans manuels et artisans de la pensée.
Caractères des races ; leur variation avec le temps.
Transmission des caractères par l’hérédité. Conséquences des guerres et des périodes de tranquillité, de mollesse et de bien-être.
En résumé : il y a des circonstances qui favorisent V épanouissement de
la race humaine et des conditions qui dégradent les individus et la rac entière.
S II. Nécessité de l’Education physique.
Son Rôle dans les nations civilisées.
Pour éviter le gaspillage de notre activité et de nos forces, il faut une Education.
Elle est nécessaire pour nous et pour nos descendants.
C’est un devoir des pouvoirs publics de la donner à la jeunesse.
l’école ehancaisk
Raisons tirées de l’état actuel de la race, de ses tares héréditaires et professionnelles.
Raison morale : L’amour de l’Humanité et du Bien doit être le mobile de nos réformes.
Raison économique : L’éducation augmente d’une part le capital d’énergie humaine, et d’autre part diminue le gaspillage de notre activité ; il en résulte en définitive une plus grande somme de travail utile. En améliorant la race on diminue le nombre des infirmes, déchets sociaux qui coûtent et ne rendent rien à la Société.
Conclusion : on doit s'emparer des modificateurs de V homme pour s'en servir à son profit.
Exemples de ce qui a été fait pour les animaux en zootechnie.
§ III. — Complexité du problème. — Méthode d’Education
Incohérence des idées et des opinions courantes sur l’Education physique.
Les détracteurs nient par système la nécessité d une éducation et négligent volontairement toute culture physique. C’est le retour à l’ascétisme et aux préjugés anciens sur le mépris du corps, cette guenille qui ne vaut pas la peine qu’on s’en occupe.
Les négligents ne font rien par paresse et indifférence ; ils ne croient pas à la nécessité d’une culture corporelle ; le corps marche au commandement de la volonté, il n’a pas besoin de préparation spéciale pour faire ce qu’on lui demande.
Les ignorants et les inconscients ne voient pas l’utilité d une méthode, tous les moyens sont bons, il n’y a ni règles ni lois dans le développement humain : c’est le hasard qui est le grand ordonnateur.
Les Spécialistes se sont adonnés exclusivement a un exercice favori et il n’y a pour eux que cet exercice seul qui soit utile et recommandable, ils cherchent à exceller dans cette spécialité et tombent forcément dans tous les excès de la virtuosité a outrance.
U y a encore une foule de préjugés que 1 on rencontre dans les spécialités médicales, militaires, sportives, et que l’on ne peut combattre que par la popularisation d’un enseignement supérieur large et élevé comparable aux méthodes d Education intellectuelle. Gel enseignement doit établir des bases sur lesquelles tous sont d’accord et qui servent de ralliement à tous les esprits.
Les éducations spéciales des professionnels ne peuvent, au contraire, qu’amener la division par desméthodes incohérentes, incomplètes, des
PLAN D U>i ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
procédés inconscients qui font dévier l’éducation physique de son véritable but, vers la virtuosité et toutes ses vaines satisfactions.
Le progrès en ces matières doit avoir pour résultat de nous rendre conscient, de nous amener à savoir ce que nous voulons et ce que nous faisons.
11 faut prendre à chaque spécialité ce qu’elle a de bon dans l’intérêt général et former une synthèse méthodique de tous les procédés de perfectionnement.
Cette synthèse sera simple et claire, mûre pour la popularisation, elle sera caractérisée surtout par son esprit de méthode et l’adaptation sûre des moyens aux résultats ou aux eiï’ets que l’on cherche à obtenir.
Une fois l'entente établie sur le fond même de la méthode, on verra cesser les mesquines disputes d’écoles, disputes qui créent des barrières pour séparer ce qui devrait être réuni.
Chacun sera amené à comprendre que son bonheur dépend surtout de 1 idéal qu’il cherche à atteindre, du désir qu'il a de se perfectionner, des efforts qu’il fait pour cela, de l’idée qu’il a de faire œuvre utile qui se perpétue chez ses descendants, et du contentement intime qui résulte de cette persuasion.
Tout individu deviendra donc par cette seule conviction un centre de propagation de ces vérités, et, tout en travaillant à sa propre amélioration, travaillera par cela même à l’amélioration générale. L’observation de l’hygiène est une forme de la sagesse, elle crée une sorte de religion naturelle, le seul moyen d’arrêter la fougue des passions bestiales, de combattre l’erreur qui fait rechercher la fortune par tous les moyens comme le seul bien enviable. L’éducation physique est aussi le seul remède à la disproportion amenée par la vie moderne entre l’activité cérébrale et celle des autres fonctions essentielles de la vie.
§ IV. — Comment l’Education peut influer suii notre