‹ Évolution de l'éducation physiqueChapitre 8 sur 61 · LES PRECURSEURS · texte numérisé non relu

LES PRECURSEURS

épnwle qu’il lève trop, lui mettent un plomb sur cette épaule, s’imaginant que le poids la lui fera baisser pu isqu’au contraire c’est le moyen île la lui faire lever davantage... Si l’enfant lève trop une épaule, faites le marcher appuyé de ce côté-là sur une canne fort basse. »

Ces quelques lignes de citation, encore aussi neuves au jourd'hui, montrent la clairvoyance de nos devanciers. Tout ce qui suit concernant l'étude des scolioses et des difformités est empreint du même caractère de bon sens, de précision et d’observation rigoureuse. On peut donc dire sans aucun doute que Nicolas Andry est le père de la gymnastique médicale, en France du moins.

Les Précurseurs.

A cette époque vers 1740, Frédéric Hoffmann fondait l’école allemande et posait ses sept règles de la santé avant que Rousseau (1712-1778) eL Pestalozzi (1746-1827), eussent donné à l'éducation et à la pédagogie une nouvelle direction basée sur l’ordre naturel.

Ce mouvement avait été préparé de longue date.

Dans son abrégé chronologique de l’histoire de* l’empire chinois le P. Amiot nous montre que 3.000 ans avant Jésus- Christ les pratiques d’hygiène par l’exercice étaient connues et pratiquées.

Le fondateur de la dynastie des Chang 1766 ans avant notre ère avait fait graver sur sa baignoire :

« ItenouveUe-ioi complètement chaque jour ; fais-le de nouveau , encore de nouveau et toujours de nouveau. »

Lue méthode représentant des ligures anatomiques et des exercices gymnastiques existait déjà (1), on y trouve le massage, la friction, la pression, la percussion, la vibration enfin tout une méthode de gymnastique médicale.

Le Cong-lou consiste en diverses positions du corps, Part d en varier les attitudes ; fart de respirer dans ces diverses

(1) N. Daily, Cinésiologie.

2* l’école française

attitudes, ( est une véritable méthode scientilicjue pour guérir certaines maladies. Ces méthodes chinoises anciennes embrassaient également le traitement des difformités, des luxations et d’autres cas chirurgicaux sans oublier l’application de l’eau froide.

L Inde n’est pas restée en arrière de ce mouvement. Le \ éda 0Ll révélation de Brahma date de 1000 ans avant notre ère, on y rencontre les pratiques hygiéniques et médicales et des conseils pour acquérir la vigueur physique : se lever de bonne heure, purifier sa bouche , oindre son corps , se soumettre à V exercice, au massage , à la friction , au bain. Les lois de Manou consacrent la diète, l’ablution, le bain, la friction comme des obligations religieuses. La secte des \ogi a poussé la connaissance des effets de l’exercice aussi loin que possible. Les Japonais ont leur méthode d’entraînement : le Jiu-Jitsu, qui existe de toute antiquité; les Egyptiens avaient des danses sacrées dont l’effet sur la santé était complet.

Toutes ces coutumes pénétrèrent chez les Grecs puis chez les Romains ; elles sont décrites dans Hippocrate, Galien et Platon avec un talent et une érudition que nous sommes loin d’égaler.

Puis un long silence se fit sur cette question. En 1275, Jules Alexandre, médecin de l’empereur Maximilien, publie un livre Salubrium sive de Sanitate tuenda oit il décrit les exercices des anciens et en particulier les exercices du portique. La Renaissance apporte son bagage important de travaux relatifs à l’éducation physique tant au point de vue historique qu’au point de vue philosophique et médical ; nous nous contenterons de rappeler les noms des auteurs principaux :

Léonard de Vinci (1452-1519), homme complet, artiste et ingénieur, s’occupe du mécanisme de nos mouvements ; Champier (1472-1533) publie Hosa Gallica ; Rabelais (1495- 1553) nous montre dans l’éducation de Gargantua, ce que doit être L'éducation d’un seigneur. André Vésale et Gazzi [Florida Gorona 1514), Ambroise Paré (1517-1590) traitent la question des mouvements et de leurs ressources. Puis viennent Paul d’Egine G532) ; Jules Alessandrini [de G Education des en-

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