‹ Évolution de l'éducation physiqueChapitre 9 sur 61 · LES PRECURSEURS · texte numérisé non relu

LES PRECURSEURS

fants, Zurich, 1559); Simon de Vallembert (De la manière de nourrir et de gouverner les enfants dès leur naissance ; Poitiers, 1565) ; Fusil (1565), du Choul (1567), Scévole de Sainte- Marthe [Poème sur V éducation des enfants , Paris, 1584) ; les Essais de Montaigne (1580); l’ouvrage si remarquable de Mereurialis (1587) sur la (p/m nas-tique des anciens; Faber (1595); Archange Tucearo (1599) avec sou traité sur le saut que nous avons déjà cité ; le traité d’hygiène de Joseph du Cliesne, médecin de Henri IV (1606) ; l’encyclopédie d’Alsted (1610) où l’on trouve un résumé de la gymnastique des Grecs; le traité de Cornaro (1613) sur l’influence de la sobriété au point de vue de la longévité ; un traité de Fabrice d’Aquapendante publié à Vicence en 1614; un ouvrage par Gérard Vossius (Amsterdam, 1650) traitant des quatre arts populaires ; la grammatistique, la gymnastique, la musique et la peinture ; puis une série de publications spéciales à la mécanique animale par Chrétien Fromann (Cobourg, 1658); Walter Cliarlton (Londres, 1658) ; Antoine Deusing (Groningue, 1661); Descartes, (1664) ; Sténon (Florence, 1667); Claude Perrault (1680) ; les Inscriptiones athleticcie par Octave Falconieri (Rome, 1668).

Borelli fut pendant plus de dix ans médecin de la Reine Christine de Suède et apporta dans ce pays ses études sur le mécanisme des mouvements; son traité De Motu animalium (Rome, 1680) marque une véritable époque dans la physiologie et semble avoir inspiré le fondateur de la gymnastique Suédoise. Les dissertations sur les gymnasiarques d’après des monuments archéologiques par Antoine Van Dale (Amsterdam, 1702) ; les œuvres de Bohervave (Leyde, 1703); toute une série de Thèses académiques sur le mouvement et la gymnastique par Charles Paris (1626); le Sacq (1627); Jean Hérault ! 1630) ; Merlet (1635) ; Leconte (1641); Regnauld (1643) ; Jowin (1649) ; Jonquet (1666) ; Guérin (1667) Brisseau (1682); les Dissertations de Stahl (1698-1708) continuent cette longue série.

On doit à Pierre Burette plusieurs mémoires sur la gymnastique des anciens présentés à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres :

L ECOLE FRANÇAISE

De la Gymnastique de6; anciens { L717) ; des Bains considérés dans leurs rapports avec les exercices du corps ; de la Danse des anciens ; de la Spliéristique des anciens ; Histoire des Alldèles ; du Pentalhle dans la gymnastique ; de la Lutte des anciens ; du Pugilat et du pancrace ; de la Course à pied, à cheval et dans les chars. Ensuite paraissent les ouvrages de Pollini ( Flagelluin scilutatis , 1602), de Tronchin (1706 1781) ; le grand dictionnaire historique de Moreri article athlète 1725); le livre sur la santé de Cheyne (1725).

La médecine gymnastique de Franci'sce Fuller. (Londres, 1740). Les œuvres d’Hoffmann (Genève, 1740) ; l’Essai sur la perfection de l’espèce humaine de Vandermonde (Paris, J 756) puis Danet (1766) ; le travail important de Sabbalhier (1772) sur lequel nous reviendrons ; la santé des gens de lettres par Tissot (Lausanne, 1772) ; Bienville ( 1775) ; Winslovv l’anatomiste (1776) et le traité de Gymnastique de Tissot (1780) qu’il ne faut pas confondre avec le précédent.

Durasse ( 1782) ; Cabanis (1791), médecin de Mirabeau, Rapports du physique et du moral; John Pugh (1794) avec le traité de la science de l’action musculaire. Tous ces auteurs avaient si bien préparé la voie qu’on vit s’ouvrir alors une période nouvelle où les éducateurs entrèrent en scène. Ce furent Basedow (1724-1790) qui fit renaître en Allemagne le goût des exercices et le système athlétique des anciens ; Pestalozzi (1746-1827) le grand apôtre de l’éducation naturelle; Guths-Muths (1759-1839) dont le système était plus pédagogique et plus adapté au but social ; Ainoros (1770-1848), le fondateur de la Gymnastique de France, dont l’école s’ouvrit en 1820 ; Nachtegall ( 1777-1847), prédécesseur de Ling, fondateur d’une école de gymnastique pour femmes en Danemark dès 1808 ; Ling, le fondateur de la gymnastique Suédoise (1776 1839), commence ses 'études anatomiques en 1806 et ouvre l’institut de Stockholm en 1813; Jalin ( 1 778-1852), le grand patriote allemand, sacrifia la gymnastique pédagogique a la gymnastique athlétique et militaire et Eiselen, Spiess (1810 1858) peu partisan de la gymnastique aux appareils et des excès athlétiques, se met à la portée de l’enfance en préconisant surtout les jeux.

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