ECOLE FRANÇAISE SYSTÈME SUÉDOIS
Le but de l’éducation physique est bien net et bien défini : il se rattache aux nécessités sociales et aux exigences de la vie pratique.
C’est le perfectionnement réel de la nature humaine. On y obtient directement les qualités physiques et morales qui constituent ce perfectionnement, c’est-à-dire la santé et l'endurance ; la beauté, l'adresse ; la virilité.
Elle amène insensiblement l’homme à une plus-value d’énergie et le rend capable d’un rendement maximum ; elle arrive à ce résultat sans rien forcer, par des moyens naturels, synthétiques, qui gaspillent le moins de temps et d’énergie possible.
Le perfectionnement réel et complet de l’individu est lié à l’acquisition des qualités précédentes qui constituent l’effet complet de l’exercice.
Cet effet est obtenu par tous moyens qui y contribuent ; de là un éclectisme nécessaire et sage
Le but est vague et incomplet :
se contente de faire avec correct tion des exercices artificiels et abstraits suivant des traditions dont la justesse et l’utilité ne sont pas démontrées.
Laisse en dehors de l’éducation les applications utiles auxquelles il ne prépare pas directement et se complaît dans des subtilités pédagogiques et pseudo-scientifiques qui ne correspondent à rien de réel.
Obtient l’effet completde l’exercice par des mouvements méthodiques s’adressant à toutes les parties du corps , aux muscles surtout sans se préoccuper du rôle du système nerveux sur lesfonctions.
Ne voit dans l’effet complet qu’un effet correctif s’adressant
l’école EHANÇAISE,
qui demande un contrôle incessant des résultats, exige un remaniement et une retouche constante des détails.
Classe les exercices d’après leurs effets physiologiques^ c’està-dire :
1° D’après la quantité de travail dépensé ;
2° D’après la localisation des contractions musculaires ;.
3° D’après la complexité èt la qualité d’exécution;
4° D’après le retentissement des efforts sur la volonté et la personne morale.
Distingue les exercices de force des exercices de fond et des exercices d’adresse et les cultive de concert, par des moyens disrtincts.
Enseigne à éviter les accidents dus à l’effort et à L’essoufflement par l’éducation des mouvements respiratoires et par un entraînement progressif.
Recherche au moyen du rythme optimum de travail l’effet utile optimum et le rendement Le meil-
au squelette, aux articulations et aux muscles, et laisse dé côté systématiquement les- exercice» de détente et d’équilibre qui cultivent la vitesse et la souplesse.
Les exercices de fond et les jeux éducatifs ne. font, pas partie intégrante de la méthode mais s’exécutent à part sans apprentissage et sans préparation.
Classe les mouvements d’après leurs propriétés anatomiques et géométriques. La classification (Muscles antérieurs, postérieurs, latéraux) est une analyse de détail mais ne répond pas aux aptitudes physiques de l’individu vivant, elle né met pas non. plus ses qualités en lumière.
Se donne comme idéal la réalisation d’un type humain automatique et de forme conventionnelle obtenu au moyen d’efforts musculaires statiques dits Correctifs qui produisent un déplacement relatif des organes sans augmenter le pouvoir vital ou nutritif.
La Correction de l’attitude, chose toute de forme, devrait d’après lui donner toutes les qualités physiques. L’effort statique remplace le travail et., l’entraînement aux
PHA.SE DE TATONNEMENTS
leur de notee macbiae, et évite ainsi la fatigu-e musculaire et nerveuse en adaptant au mieux nos mouvements à la forme du travail et avec le minimum de gaspillage de notre énergie.
Définit la forme et le mode d’exécution des exercices par cet effet économique ; enseigne la' souplesse et l’adresse, développe la faculté inhibitrice de la volonté en laissant dans le repos les groupes musculaires inutiles à un mouvement voulu, la perfection consistant dans une entière maîtrise de soi-même et dans la réalisation de l’économie dans tout travail.
Réalise son plan général basé sur la nature humaine en variant continuellement les détails et les éléments de ses séances afin d’éveiller toujours l’intérêt, de susciter l’effort personnel et, par l’émulation et le plaisir, développe l’esprit d’initiative de l’élève au lieu d’ên faire un être passif et automatique.
Recherche le développement musculaire sans exagération,T bar monie entre les membres et le tronc et un rapport normal entre la * musculature et le pouvoir nutritif de l’organisme. Se sert des meilleurs moyens pour cela.
Distingue quatre- sortes d’exercices musculaires :
exercices de fond ; la forme exagérément bombée du thorax fait obtenir, croit-on, la. résistance à la fatigue.
Prétend obtenir la souplesse au moyen d’attitudes soutenues où tout ce qui devrait rester inactif est au contraire fixé, immobilisé raidi et contracturé.
Laisse de côté le mode d’exécution économique du mouvement, son adaptation au travail, ignore la qualité d’exécution à ce point de vue ainsi que les lois de l’habitude.
Prépare alors à l’application en créant des associations nerveuses et musculaires fausses, contraires à celles que l’on devra retenir.
Méconnaît le rôle des centres d’association et les moyens de les perfectionner, verse dans l’éducation automatique et n’arrive pas ainsi à obtenir de là machine humaine son réndement maximum eh travail utile.
Méprise le développement musculaire et ne l’admet que pour le dos, les lombes, le ventre et les jambes, d’où fatigue extrême de ces régions toujours exercées et atrophie relative des groupes musculaires utiles à l’étreinte et à nos travaux habituels.
Admet la loi du plus grand effort
1° Les mouvements des membres à vide où l’effort n’a lieu qu'à fin de course articulaire.
2° Les mouvements à résistance continue avec étendue complète de la course articulaire encontraction concentrique et excentrique.
3° Les mouvements vifs et de détente.
4° Les mouvements où la niasse totale du corps est mise en mouvement et qui nécessitent la plus grande dépense de travail.
Fait consister le développement de la poitrine dans l’ampliation du poumon par amplitude des mouvements respiratoires et par voie réflexe ; évite les attitudes où la poitrine est bombée exagérément le ventre rentré, les côtes immobilisées dans la position d'inspiration forcée^ les viscères refoulés contre le diaphragme, attitudes, qui loin d’améliorer lafonc tion respiratoire, la gênent au contraire complètement.
vin
Corrige l’ensellure en contractant concentriquement les muscles de Vabdomen comme ceux du dos.
Admet des positions initiales aussi variées que possible et exige la bonne attitude droite, mais sans raideur et sans force.
La forme du corps et sa beauté doivent être la conséquence de la
dans la gymnastique de développement et refuse cependant les appareils portatifs qui peuvent augmenter cet effort.
Abuse de la contraction statique qui épuise les centres nerveux, arrête la circulation dans le muscle et suscite 1 effort ; ne fait presque pas de contractions complètes.
Fixele thorax eninspiration,abolissant la fonction du diaphragme et diminuant ainsi la capacité respiratoire ; fatigue le poumon par un mécanisme respiratoire anormal à vide sans améliorer la fonction respiratoire pendant le travail.
Restreint l’esthétique à la forme de cinq positions fondamentales à l’exclusion de toutes les autres, sans raison. Son type idéal de beauté est allongé, efflanqué, ensellé, à thorax plastronnant, les bras grêles et d’une raideur qui exclut toute élégance et toute grâce.
Les mouvements sont exécutés
PHASE DE TATONNEMENTS
qualité du travail et du perfectionnement qui en résulte ; la notion de beauté ne se restreint pas à l’attitude mais s’étend aux mouvements et aux allures.
Pour l’Ecole française l’adresse, l'agilité, la souplesse sont les facteurs essentiels de la beauté dans le mouvement, la grâce et l’élégance en sont le résultat esthétique et l’indice d’une adaptation parfaite de nos efforts à l'acte accompli.
Son guide est la nâture et ses modèles les sujets d’élite.
Possède une série complète d’exercices visant Y éducation économique de nos mouvements. Se sert pour cela d’exercices de plus en plus difficiles, compliqués e l dissymétriques.
Pratique spécialement les mouvements vifs et les mouvements de détente pour éduquer les centres nerveux correspondants.
Exerce ceux-ci à favoriser l'indépendance des contractions musculaires, à décontracter les muscles inutiles à un mouvement donné.
L’élève acquiert ainsi la possession de tout son système locomoteur et en joue suivant les besoins avec souplesse et économie en éduquant simultanément l’effort volontaire actif et son pouvoir inhibitif ou d’arrêt.
dans les positions fondamentales ; le corps doit rester fixe et immobile à l’exception des segments mis en jeu. Gela exige une contraction excessive des parties immobilisées plus importante même que celle des régions intéressées par le mouvement. G’est au détriment de l’équilibre, de la souplesse et de la beauté.
S’imagine pouvoir faire l’éducation de la vitesse sans exercices de vitesse et de détente, croyant que ces qualités essentielles du système nerveux résulteront de la correction des attitudes.
Introduit systématiquement dans les applications les attitudes correctives, ce qui constitue une grossière erreur de principe en enseignant ce qui est contraire à l’économie et auxlois naturelles. Le sujet toujours préoccupé de maintenir son attitude corrective est gêné dans ses mouvements et n’est jamais ainsi ni souple, ni élégant.
Cette erreur s’étend à tous les mouvements de la gymnastique appliquée, en particulier aux équilibres où la souplesse doit être la . qualité première, la raideur imposée étant incompatible avec l’exécution parfaite.
Il veut, par une confusion étrange, imposer des qualités d’ordre statique à un sujet en mouvement c est-à-dire soumis aux lois de la dynamique.
Il juge alors de la qualité d’un
l’kcoi.e française
Toutes les applications.: marche, course, sauts, grimper, nager, canoter, lancer, danses, jeux et sports,.. etc., font partie intégrante de l’éducation et sont l'objet d’un apprentissage méthodique où la respiration s’exerce et s’éduque.
Les mouvements sont empreints d’un caractère vraiment esthétique, conséquence de leur adaptation parfaite, de leur harmonie, de leur souplesse et de leur indépendance. Toutes les parties du corps concourent ainsi à l’effet cherché et voulu, sans gaspillage d’énergie.
Les types de mouvements sont d’aécord avec les lois naturelles ; chaque mouvement a sùn genre de beauté, chaque travail particulier son attitude aisée et économique.
mouvement comme on jugerait la qualité d’une attitude sans tenir compte des conditions nouvelles imposées au sujet par la vitesse relative des différentes; parties du corps et sans comprendre que les positions du corps doivent nécessairement différer suivant la vitesse du déplacement, s’il quitte le sol où y retombe.
Cette confusion se retrouve sans cessé et contraint ainsi les élèves à des mouvements faux pour donner satisfaction à la doctrine.
Au milieu d’exercices abstraits s’introduisent, sans préparation et sans progression quelques mouvements acrobatiques difficiles, laids et tranchant avec l’ensemble d’une sévérité navrante.
Ignore le mécanisme de l’habitude et, de la correction des mouvements de plancher, conclut à l’adresse sans s'exercer directement aux applications.
Enseigne ainsi des exercices faux et sans utilité, tel le saut éducatif qu’on doit s’empresser d'oublier pour sauter.
La méthode française est, sans Constitue une gymnastique spécontredit, une véritable méthode ciale réduite à l’effet orthopédique, d’éducatiom c’est-à-dire de per- Traite l’homme comme un ruannefectionnement. Elle embrassel’êtrè quin articulé formé d’un squelette vivant dans son activité complexe ; et de muscles ; néglige l’effet psyelle augmente sa valeur physique chique, oublie les rapports du phyet fonctionnelle , sa valeur méca- sique et du moral, les règles d’ennique et sa valeur morale . traînement et les lois de la fatigue.
Elle perfectionne l'individu sans Impose une leçon immuable et rompre son unité synthétique et met sa supériorité dans un pu-
conserve l’harmonie fonctionnelle nécessaire à son équilibre.
Elle affirme la personnalité et développe l'initiative au moyen d’exercices sportifs, utilitaires où l’audace, le courage, la hardiesse et le sang-froid trouvent l’occasion de se manifester ; prépare l’homme à être à ta hauteur des circonstances, est ainsi une véritable initiation à la vie pratique, et particulièrement la meilleure préparation du soldat.
Elle réalise largement son programme par des moyens intéressants, plutôt concrets où le plaisir et la variété soutiennent P attention et éveillent l’intérêt. Cette variété n’exclut pas une unité de plan toujours d’accord avec la nature humaine.
Elle demande au maître de se pénétrer de l’esprit de la méthode et d’approfondir la connaissance de la vie plutôt que d’appliquer à la lettre une leçon invariable et fixée définitivement dans tous ses détails.
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Elle mesure la valeur vitale de l'individu non pas à sa forme extérieure, mais au travail qu’il peut fournir, aux services qu’il pourra rendre et le soumet pour cela à des épreuves de contrôle.
Elle se modifie d’api'ès les acquisitions nouvelles et s’adapte aux circonstances et au milieu.
risme n’ayant aucune base scientifique et qui constitue l’esprit de la méthode.
Finalement doctrine incomplète, intransigeante, ennuyeuse, fausse sur bien des points ; ne résiste pas à l’examen sérieux et ne peut être acceptée pour la jeunesse latine sans être profondément modifiée.
Les; formules inflexibles de la gymnastique suédoise sont surannées, incompatibles avec la connaissance de la vie ; ne conviennent nullement à l’armée car on ne peut faire un soldat avec une gymnastique orthopédique.
Juge de la valeur d’un homme par sa facilité à se. conformer à ses conventions, lui demande des épreuves consistant à désarticuler ses épaules ou ses lombes d’après des formules empiriques.
N’admet pas le contrôle scientifique et se pose comme urndogme intangible et invariable sans apporter de preuves à l’appui. Est condamné- à être délaissé s’il ne consent à évoluer.
Initiateur de la Méthode graphique en physiologie.
(Cliché Nadar)