II. — Valeur physiologique
La capacité respiratoire sera mesurée au moyen du spiromètre — après un entraînement préalable à se servir de cet instrument — et l’on s’arrêtera à un chiffre maximum quand' il sera obtenu avec une certaine constance.
On précisera l’état de la fonction respiratoire en indiquant la fréquence des mouvements à l’heure et au repos ; puis, après une course de vélocité de 100 mètres ou une course de fond de plusieurs kilomètres, on notera le temps nécessaire au rétablissement de la fonction normale.
L’amplitude des mouvements respiratoires est indiquée par l’augmentation de la circonférence thoracique ou l’augmentation des diamètres antéro-postérieur et transverse. On pourra déterminer le volume de l’air passant dans le poumon pendant un temps donné avant et après le travail, la quantité d'oxygène absorbé et la quantité d’acide carbonique exhalé..
La forme et le nombre des pulsations du cœur sera examinée au moyen d’un explorateur spécial.
La tonicité des muscles sera indiquée par la résistancequ’ils offrent à la pénétration et à la compression ; on enregistrera la secousse musculaire et on aura ainsi le temps de réaction musculaire et nerveuse. Ces diverses explorations du muscle se feront avant et après le travail, ce qui indiquera l’état de fatigue et le moment de son apparition.
L’ergographe donnera la courbe caractéristique de la fatigue. Le thermomètre indiquera la température du corps ; le calorimètre mesurera la chaleur abandonnée dans untemps donné.
Des mensurations de la force musculaire et du travail devront être prises. On évaluera au dynamomètre la pression de la main droite et celle de la main gauche, avec indication de la durée de la pression.
PHASE POSITIVE
On soulèvera un haltère d'un certain poids de la main droite et de la main gauche et on notera le nombre de fois que l’on pourra faire ce travail avec un rythme donné ; même observation pour le soulèvement de la barre à sphères. Mesurer aussi au frein dynamométrique la quantité de travail effectué dans un temps donné, en kilogrammètres, avec les bras.
On mesurera la distance à laquelle on peut lancer un boulet de 7 kg., et le disque du bras droit et du bras gauche ; on notera le nombre de touches clans un but.
La vitesse du coup de poing s'obtiendra en mesurant en centièmes 4 e seconde le temps qui s’écoule entre l’apparition d’un signal optique et le moment où le coup porte, l’appareil donnera en même temps l’intensité et la durée de la pression du poing sur le but. Faire une série de mesures analogues pour le membre inférieur et noter la force d’extension des jambes et la durée de cette tension.
La force d’extension du tronc sera obtenue au dynamomètre au moyen d’une bretelle attachée au sol et passant sur les-épaules ; cette extension sera donnée par chaque jambe séparément et par les deux réunies.
On notera aussi la distance à laquelle on peut lancer un ballon avec le pied et la précision du lancer ou le nombre de touches, sur dix coups par exemple, de la jambe droite ou de la jambe gauche.