PERFECTIONNEMENT PHYSIQUE
Notre bonheur dépend donc en grande partie de la direction que nous donnons à notre activité.
Si chacun avait la volonté de se perfectionner, quel bien il en résulterait pour notre Patrie !
Il faut agir : l’oisiveté engendre tous les vices et bien des maux, mais il faut agir sagement, proportionner notre activité à nos forces.
11 y a de bonnes et de mauvaises façons d’agir; on obtient des résultats différents suivant la quantité ou le genre d’exercice qu'on se donne.
l’École FJR-LTnÇAISE
Il j a un coefficient personnel .pour .chacun qui mesure sa >vitalité,. • son aptitude à produire du travail et sa tolérance aux excès.
Il faut dépenser, mais ne pas se surmener.
L’activité est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.
Qui dépense beaucoup répare beaucoup, qui dépense peu répare moins encore.
Les échanges nutritifs qui constituent! la vie sont facilités, augmentés par l’exercice, mais un excès d’activité produit des résultats inverses.
Le bénéfice que chacun retire de l’exercice dépend de son état actuel.
Il y a des différences individuelles dont il faut tenir compte chez l’enfant, la femme, l’homme fait et le vieillard.
Chacun a son potentiel d’énergie, son .tempérament, sa manière propre de réagir aux agents extérieurs.
Nous avons à notre disposition des agents modificateurs par excellence de l’espèce :
L’Hérédité, l’Alimentation, le Milieu, le Régime, l'Exercice, mais il faut savoir les faire agir à propos, et savoir en tirer parti.
Il y a intérêt à se servir de moyens simples accessibles au plus grand nombre.
Les faibles sont en majorité, l’enseignement doit surtout s’adresser à euxàl exclusion de l’Athlétisme qui ne s’adresse qu’àuneminorité d’élite.
La Forme que doit revêtir Venseignement nest pas indifférente au résultat à obtenir.
La forme doit être attrayante, le plaisir attire plus que la raison.
Les exercices peuvent être artificiels s’ils ont un effet utile et intensif.
La distinction entre l’exercice naturel et l’exercice artificiel n’est d’ailleurs qu’une subtilité. Pourvu que le but soit atteint, que l’on augmente la capacité en travail de chacun et qu?on lui apprenne à utiliser au mieux ce capital d’énergie pour son bénéfice particulier et pour le bénéfice des autres, peu importent les moyens employés.
L’erreur constante est de prendre les moyens pour le but et de se noyer dans les détails en perdant de vue le but final.
Aussi, il faut une direction théorique ou spirituelle.
§ V. — Intervention de la Science.
Le but final ne peut être atteint sans certaines précautions.
Il y a quantité de manières de satisfaire à la question et il faut avoir, avant tout, conscience de ce qu’on fait; il faut un guide sûr au milieu des complications sans nombre qui nous attendent.
Ce guide sûr, c’est la Science.
PLAN D’UN ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR 357
La doctrine dè Féducation physique, pour être établie sur- dés bases solides, doit s’appuyer sur les résultats des sciences mécaniques, chimiques , physiques et biologiques.
Mais si elle ne peut se passer de leur concours, il ne faut pas la confondre avec elles.
La science recherche les phénomènes et les lois de la nature et n’a pas d’autre but que de lès connaître.
L’édueation tire profit dè ces Ibis et les applique à Y amélioration de la condition de l’homme sur la terre.
Ce n’est donc ni le savant pür, ni le mécanicien, ni lè chimiste, ni le physicien, ni le biologiste, ni même le médecin qui sont actuellement préparés à cette fonction. - d’éducateur.
Ce ne peut être qu’un ingénieur biologique assimilable au zootechnicien. (A. Comte.)
Cette fonction est à créer-, elle tient le milieu entre le savant et le praticien.
L’éducation ainsi comprise est un art basé sur les sciences, mais assez vaste et assez important pour avoir une existence indépendante, c’est YAnthmpptechnie.
Le travail de l’ingénieur biologique ne sera pas plus discuté que celui dè Fingénièur mécanicien.
La confiance fera naître une foi nouvelle, ce sera l’Alliance des Vivants contre là Mort.
§ VI. — Matière de l’Education physique.
Le rôle bienfaisant de l’éducation s’exerce donc sur chaque fonction particulière et sur Féquilibre de l’ensemble dès fonctions.
L’éducation règle les principales fonctions dans leur mode et leur quantité d’activité, chaque fonction s’accomplissant normalement et ne déviant pas de sa destination vraie, les organes se perfectionnent et chaque fonction n’empiétant pas sur l’activité d’une fonction voisine, l’équilibre de l’organisme vivant est obtenu.
La sensation dé plaisir qui aenoinpagne: l’aceoiiaplfesement normal d’une fonction n’est plus recherchée pour elle-même ni renouvelée par dès excitations qui créent les besoins artificiels.
Ainsi, la paresse, l’oisiveté, la gourmandise, l’ivrognerie, la sensualité, sont le résultat de la déviation des fonctions.
- Le séjour dans des endroits confinés, la malpropretéy la sédentarité • sont aussi les principales sources des maladies que l’on peut enrayen par une bonne hygiène.
l’école française
Ce n’est pas tout, le rôle de l’éducation s’étend aussi aux organes des sens et aux facultés morales.
On apprend à voir, à entendre, à toucher et à goûter.
On éduque son cœur,sa respiration, ses organes digestifs comme on éduque son cerveau.
On apprend à vouloir, à penser, à sentir et à réagir.
On éduque aussi sa forme et surtout ses mouvements.
L’éducation physique comprend donc Un ensemble de perfectionnements partiels qui constituent l'amélioration de l’homme et que l’on, peut résumer comme il suit :
Education de chaque fonction enparticulier Conservation de l’harmonie des fonctions.
Augmentation du capital d’énergie.
Développement normal du corps.
Education de la forme et de l’attitude.
Education des qualités viriles chezl’homme libre.
Direction sociale de l’énergie humaine.
Education des sensations et des perceptions Perfectionnement de la vie de relation.
Education des mouvements.
Utilisation économique de l’énergie humaine.