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laire. Décollement digital antérieurement, puis postérieure ment.
Perforation du cul-de-sac de Douglas. Un léger écoulement liquide, ncoleres se produit à ce moment.
Avec les ciseaux droits, je faisuneincision verticale, médiane, antérieure. J'en saisis les bords avec deux nouvelles pinces de Museux. Nouvelles incisions et nouvelles prises, jusqu’au moment où apparaît le péritoine que j'incise à son tour.
La valve antérieure est poussée dans cet orifice et reporte en haut vessie et uretère qu’elle préserve. La traction surles pinces les plus élevées me permet de faire basculer en avant l'utérus et d’amener à la vulve, à sa suite, la trompe et l'ovaire gauches. :
Un grand clamp, courbe sur le plat, est introduit en dehors des annexes gauches; il descend jusqu'à la base du ligament large. Après serrage à bloc, je donne un coup de ciseaux et je place un clamp desoutien, en dedans du premier et descendant aussi bas que lui.
D'un coup de ciseaux, je libère les parties qui retiennent l’utérus de ce côté. La valve inférieure permet d'éviter toute échappée du côté da rectum.
Je fais de même pour le côté droit et j'enlève en un seul bloc, utérus, ovaires et trompes.
Après avoir vérifié la tranche vaginale et appliqué trois pinces longuettes sur des points saignant en nappe, je fais un tamponnement avec deux compresses de gaze iodoformée.
Enlèvement des pinces et des clamps au bout de quarantehuit heures. Suppression des tampons au sixième jour.
Injections vaginales très discrètes avec la solution de sublimcé.
Suites des plus simples et cicatrisation totale à la cinquième semaine.
L'opérée ne tarda pas à se remettre ; elle partit à la campagne où elle retrouva son teint habituel, son appétit et ses forces. Plus de douleurs, plus de sensations de pesanteur, évacuations alvines faciles. Rien à noter du côté de la vessie.
Au bout de vingt-six mois d’une santé parfaite, un écoulement vaginal se produisit avec assez d’abondance (décembre 1896). L'examen local me fit constater un peu de rougeur au fond du vagin et une induration de la cicatrice. Légère érosion de la muqueuse.
Je prescris des injections au bi-carbonate de soude et j'applique un tampon imbibé de glycérine neutre,
Diminution rapide de l'écoulement, mais persistance et augmentation lentement croissante du volume du noyau induré.
Pas de modifications de l’état général.
Je prescris l'usage de la magnésie, 2 grammes par jour, ainsi que la prise de teinture de Condurango, à la dose de quarante gouttes par jour.
15 mars 1897. — Je constate qu'au fond du vagin, au centre même de la cicatrice, un gros champignon de végétations s’est développé. Je l’enlève avec quelques coups d’une grosse curette tranchante et après tamponnement à la gaze stérilisée, pour faire l’hémostase, je badigeonne la surface d’implantation, au moyen d’un tampon de coton hydrophile bien ‘imbibé d'huile de pétrole.
Cette plaie reste près de trois moïs sans bourgeonner, ni sans vouloir se cicatriser. Deux fois la semaine, je la badigeonne
au pétrole et cela suffit pour amener la désinfection.
La malade part à la campagne pour un mois et,à son retour, je constate une nouvelle poussée avec écoulement fétide.
10 juin 1897. — Nouveau curettage comme précédemment, puis reprise des badigeonnages au pétrole trois fois la semaine. De nouveau j'obtiens la désinfection du liquide vaginal, Jusqu'à ce moment les ganglions inguinaux n’ont pas réagi.
10 septembre. — En quelques jours, à la suite d’une interrupton de traitement motivée par une absence de la malade, de nouvelles fongosités envahissent le vagin, prennent une dimension donnant le volume au moins des deux poings et je dois encore les enlever avec la curette tranchante. J’en remplis un bassin rognon dont on se sert communément pour les pansements. Adénite inguinale.
Des troubles gastro-intestinaux surviennent : la malade perd totalement l'appétit. Tous les soirs la fièvre la prend, des sueurs profuses l’inondent pendant la nuit, la diarrhée alterne avec la constipation ; les urines deviennent rares et épaisses.
La vessie, comprimée par les fongosités sans cesse renaissantes, est moins tolérante et le nombre des mictions se muliplie. Pas d’hématuries.
La cachexie canctreuse s'établit, les douleurs dans le: basventre sont très aiguës et nécessitent l'usage de la morphine.
Les injections au permanganate de potasse, au sublimé, au formol sont administrées trois fois par jour en alternant : elles combattent à peine la mauvaise odeur.
La malade entre dans le coma le 21 décembre et succombe le 24 décembre 1897.
La survie a été de trois ans et deux mois après l'opération,
avec vingt-six mois d'apparence de guérisen radicale,