‹ Evolution individuelle et héréditéChapitre 101 sur 117 · Delage, op. cit., p · texte numérisé non relu

Delage, op. cit., p

3. Il faut s'entendre sur le mot différenciés ; lorsqu'on se place au point de vue morphologique, la dilTérenciation, et c'est peut-être le cas ici, peut tenir à une variation apparente ; nous avons vu que la variation de l'œuf portail sur des rai)ports de proportionnalité autres que ceux dont la modification entraine la différenciation hislologique,et d'ailleurs, l'œuf fils, avec ses caractères acquis, ne diflére pas mor-

donc dans sa lignée ascendante, en outre des homogènes,, au moins quelques divisions un peu hétérogènes. Il y a donc toutes chances pour qu'en revenant à la constitution: de l'œuf qui lui a donné naissance, il ne l'atteigne pa& tout à fait exactement'. » C'est surtout dans la lignée ascendante de l'œuf qu'il est extrêmement difficile d'admettre des divisions hétérogènes, mais M. Delage ne connaît pasd'autre élément de variation quantitative et n'a pas envisagé les modifications qui résultent de l'alternative de la condition n° 1 avec les conditions n° 2.

L'auteur voit un second élément de variation dans la division, cette fois certainement hétérogène, qui déterminela maturation de l'œuf (expulsion des globules polaires) ; cela est indéniable, mais est probablement bien peu en rapport avec l'hérédité des caractères acquis et semble plutôt devoir expliquer les variations dites spontanées ou fortuites..

Enfin, il y en a un dernier dans la fécondation, mais l'ovule et le spermatozoïde sont déjà doués, au moment de la fécondation, de tous leurs caractères acquis, et la variation due à la fécondation ne saurait expliquer ces caractères ; elle explique seulement l'apparition de caractères quantitatifs intermédiaires à ceux des deux parents ou voisins de ceux de l'un ou de l'autre.

C'est donc seulement dans la lignée ascendante des éléments sexuels qu'il faut chercher la variation entraînant l'hérédité des caractères acquis comme ]e l'ai montré plus haut-. Nous avons vu comment se produit cette variation.

phologiquement de l'œuf père ; qu'il ait son origine dans des cellulesdont quelques-unes ont pris une forme épithéliale, cela n'entraîne pas la nécessité d'une variation vraie, la forme épithéliale étant une conséquence mécanique de la disposition en surface de nombreux éléments juxtaposés. 11 est donc fort possible que les variations morphologiques qui prennent naissance dans la lignée de l'œuf filssoient dues à des variations apparentes et n'aient aucun rapport avec la variation vraie dont cette lignée de cellules a été le siège.

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