Tout ceci, indépendamment de la coordination générale
toute condition dans laquelle il se produit autre chose qu'une assimilation rigoureuse :
a -}- Q = Xa -f R.
Cela est parfaitement logique et peut s'appliquer à tous les cas, mais quelquefois les alternatives de condition ii° 1 et de condition n"' 2 sont tellement inséparables qu'il peut être avantageux de considérer qu'il y a superposition de ces deux conditions, comme je vais le montrer par un exemple célèbre emprunté à la botanique, celui de la fonction chloroph3llienne.
Partons d'une graine dépourvue de chlorophylle et faisons-la germer à la lumière du soleil. Au bout de quelque temps, la plante qui en provient sera verte ; c'est donc que, parmi les substances R accessoires, existe la chlorophylle. Séparons cette matière du terme R dans l'équation de la vie élémentaire manifestée; notons de même, à part, l'oxygène et l'acide carbonique :
a -\-Q + mO = Aa + R + Chl + nCO-, (1)
serait l'équation représentant ce qui se passe dans la première unité de temps si la chlorophylle restait inerte. Mais, en présence de la lumière, la chlorophylle réagit avec l'acide carbonique de l'atmosphère pour former, aux dépens d'une certaine quantité de substances plastiques, des substances hydrocarbonées ; de sorte que, pendant la première unité de temps, en même temps que les réactions de l'équation (1), se produisent celles que représente la suivante :
ta + p Chl + sCO« -f A = B + fO. (8)
Les coefficients e et p dépendent naturellement de la quantité des substance a et Chl qui sont en présence aux différents moments de la réaction. A la fin de la première unité de temps nous aurons (X — s.) a et non Xa, parce que
l'action chlorophyllienne (réaction de la condition n° 2) s'est superposée à l'assimilation (réaction de la conditionnel). On a mesuré que le coefficient m est plus petit que le coefficient y; de même n est plus petit que s, de sorte que le résultat total de (1) et (2) est une diminution de la quantité d'acide carbonique de l'atmosphère et une augmentation de sa quantité d'oxygène ' ; les arbres assainissent l'air pendant le jour.
Cet exemple est suffisamment clair pour que l'on comprenne parfaitement désormais ce que signifie la superposition de la condition n** 1 et de la condition n*» 2, c'est-à-dire l'intervention d'une réaction étrangère qui détruit une certaine quantité de substances plastiques dans le temps même où l'assimilation en produit de nouvelles, de telle manière qu'une variation quantitative peut parfaitement prendre place au cours même de la multiplication des éléments histologiques-.
Or, nous savons, par l'exemple de la bactéridie charbonneuse, combien une variation quantitative peut modifier l'aptitude d'un plastide à se développer dans tel ou tel milieu, nous ne nous étonnerons donc pas d'assister à une différenciation liistologique quantitative, chaque élément prenant le caractère quantitatif qui convient le mieux à sa situation topographique à cause de la sélection naturelle sans cesse agissante.
A chaque moment de la vie de l'être polyplastidaire, chacun de ses éléments constitutifs aura donc deux ca-