Voyez p
nerf... etc., doivent leurs caractères fonctionnels topographiques. Soient m, g^ n, etc., les substances dont la prédominance dans les éléments d'un tissu d'un crapaud donne à ce tissu son caractère musculaire glandulaire, nerveux, etc., nous devons penser que le plastide initial du crapaud contient des quantités moyennes de ces substances m, g, n, etc., et que toutes ces substances doivent exister en proportions variables dans les éléments des divers tissus du crapaud ' .
Mais tous les tissus de la grenouille sont analogues aux tissus du crapaud ; la grenouille possède, en des points correspondants de son organisme, des éléments liistologiques extrêmement comparables à ceux des mêmes points chez le crapaud, des muscles, des glandes, des nerfs, dont le fonctionnement rappelle à s'y méprendre celui des éléments de même nom chez le crapaud. Devons-nous en conclure que ces caractères topographiques, fonctionnels sont dus à la prédominance, dans chacun des tissus de la grenouille, des mêmes substances m, g, n, etc. ?
Il est certain qu'une telle hypothèse est vraisemblable au premier abord et cependant, elle nous mènerait loin ; en y réfléchissant un peu, on voit en effet qu'elle nous conduirait à admettre que les plastides initiaux de la grenouille et du crapaud, ou bien sont de la même espèce plastidaire, s'il n'y a aucune différence qualitative entre eux, ou bien, tout au moins, sont de deux espèces qui diffèrent uniquement par la qualité de certaines substances plastiques antres que celles dont le rôle est important dans la différenciation histologique de deux espèces.
Et en s'éloignant progressivement, du crapaud à la grenouille, au lézard, au pigeon, au chien, on serait amené à une conclusion analogue pour tout l'embranchement des vertébrés !...