L'Individualité et l'Erreur individualiste, rh. ii
2. E.-D. CopE, Tlie prinianj faclors of'onjanic évolution, Chicago, 18%,
Huxley faisait à Lamarck l'objection suivante : « Il est curieux de remarquer que Lamarck ait soutenu avec tant d'insistance 1 que les circonstances ne peuvent jamais modifier directement en rien la forme ou l'organisation des animaux, et qu'elles opèrent seulement en changeant leurs besoins, puis leurs actions par conséquent. Il s'expose en effet ainsi à une question évidente : Gomment se fait-il alors que les plantes se modifient, car on ne peut leur attribuer des besoins et des actions ? A ceci il répond que les plantes se modifient par des changements dans leur procédé nutritif, changements déterminés par des circonstances nouvelles, et il ne paraît pas avoir observé qu'oa pouvait tout aussi bien supposer des changements de même genre chez les animaux. » Je pense que Cope a eu le désir de répondre à une objection de cette nature quand il a écrit :
« Dans la deuxième partie de ce livre, qui traite des. causes de la variation, je me propose de citer des exemples de l'effet modificateur direct des influences extérieures sur les caractères des individus animaux et végétaux. Cesinfluences se classent naturellement en deux classes, savoir: les physico-chimiques (molecular) et les mécaniques (molar). Les modifications en question doivent être considérées comme le résultat de l'influence des causes précitées ayant agi pendant les périodes géologiques. J'ai donné à ces deux types d'influence, qui jouent un rôle dans l'évolution, les noms de Physiogénèse- (molecular action) et de Cinéiogénèse (molar action). Je considère comme démontrée dans cette partie l'hérédité des caractères acquis ; la raison qui me fait agir ainsi sera exposée dans la troisième partie du livre.
« Dans le règne animal nous devons raisonnablement