‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 101 sur 342 · REA · texte numérisé non relu

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Il appela d’abord dans son conseil les hommes les plus éminents qu’il chargea des différentes branches de l'administration ;il fixa ensuite d’une manière équitable les contributions des différentes provinces, de même que la capitation de tous les infidèles résidant sur le territoire des musulmans, suivant la fortune de chacun.

Le bon état de leurs finances permit aux Abbassides d'entreprendre de grands travaux d'utilité publique, tels que la fondation d’écoles, d'archives du califat, la création d’une police pour protéger les personnes et les propriétés, ainsi qu’une police des marchés pour vérifier les poids et mesures des marchandises; en même temps, ils imprimèrent une vive impulsion à l’activité intellectuelle et s'efforcèrent surtout d'améliorer l’agriculture, de fonder différentes industries et de resserrer au moyen du commerce les liens unissant les différentes provinces de l’Empire.

Abou-Giafar-Almanzor fonda à Bagdad des académies où il appela les hommes les plus renommés pour enseigner les sciences et les arts. Ses successeurs suivirent son exemple et favorisèrent la culture de toutes les branches de la science. Ils puisèrent dans les livres grecs des notions positives sur les mathéma-

tiques et la géographie. On enseignait à Bagdad, en même temps que les Commentaires du Coran, les œuvres d’Aristote, d'Hippocrate, de Galien, d’Euclide, d’Archimède et de Ptolémée.

Mahomet-al-Mahadi et Haroun-al-Raschid élevèrent

Je califat de Bagdad par la protection qu’ils accordaient aux lettres, aux arts et aux sciences au plus haut degré de splendeur et Almamoun, fils d'Haroun-al-Raschid, entouré de l'élite des savants et des artistes, recueillit à grands frais les écrits de l’école d'Alexandrie; de même, ses bons rapports avec l'Empereur de Constan- # tinople lui permirent de faire rechercher jusque dans Athènes les ouvrages philosophiques des Grecs.

« Ce qu'il y a encore de plus étonnant, dit Sedil-

lot (1), c'est l'esprit véritablement scientifique qui pré- é

sidait aux travaux de l'Ecole de Bagdad; marcher du = connu à l'inconnu, se rendre un compte exact des phénomènes pour remonter ensuite des effets aux causes, n’accepter que ce qui peut être démontré par l’expérience.» En un mot les Arabes du 1x‘ siècle étaient déjà en possession de cette méthode féconde qui servit de base aux travaux de Descartes au xvrre siècle et qui,

entre les mains des savants modernes, a été l’instru-

ment de leurs plus belles découvertes. Le Makani et Albategni réalisèrent des travaux importants en astronomie bien qu'il leur manquât le secours de la lunette et du télescope, et sont considérés comme représentant VEcole de Bagdad. | A |

- En même temps que les sciences astronomiques, les . Arabes cultivaient les différentes branches de mathématiques dans lesquelles on peut même dire qu'ils furent

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