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faveur de la conquête du Saint Sépulcre, et c’est au cri
de « Dieu le veut » que de grandes masses populaires. accoururent se placer sous les ordres des chefs guerriers. On leur donna comme signe de ralliement une croix en laine rouge qu’ils fixèrent sur l’épaule droite.
L'’enthousiame atteignitbientôt son paroxysme etdèslors . |
les Croisés abandonnant leur famille ne songèrent qu'à entreprendre la guerre sainte contre les Musulmans. Cependant tous les croisés n’étaient pas animés du même esprit ; il y avait parmi eux beaucoup d’aventuriers et
même des criminels ne cherchant que des occasions de
butin ou de pillage. En eflet, avant même que cette armée de croisés se fut miseen marche, il éclata dans son sein plusieurs émeutes qui donnèrent lieu à de nombreux désordres, même à des combats sanglants ;
d'autre part les nombreuses privations qu’eurent à
endurer les. Croisés engendrèrent des épidémies. Alors que l’avant-garde avait presque entièrement
péri, plus de cent mille chevaliers et soixante mille : soldats s’organisaient sous la conduite de Godefroy de
Bouillon, du comte de Toulouse, duc de Normandie, et du comte de Blois et se joignaient aux Normands d’Italie, commandés par le prince de Tarente et son cousin Tancrède.
Après une lutte acharnée contre les Turcs et les chré-
tiers de Constantinople, les croisés réussirent à s'emparer d'Antioche, mais décimés par la peste et la famine ils virent leur armée de 600.000 hommes réduite à 50.000.