DES GRANDES VILLES AU XIII SIÈCLE
; pu mieux employer. pour améliorer la situation économique et morale de la collectivité nationale. IL s’ensuivit que Rome, pour se dégager de l'influence allemande, se refusa d’abord à reconnaître l’'hégémonie de l'Empire. L'Eglise se tourna alors vers la France qui en raison du rôle qu’elle prions dans les.
dernières croisades croyait avoir le droit de s’ériger en défenseur des droits de l'Eglise.
C’est ainsi que Saint Louis, à son grand regret, permit à son frère Charles d'Anjou d'accepter la PR ronne de Sicile possédée par Manfred, fils naturel de Frédéric IT. Malheureusement, pour se rendre maître du royaume, Charles fut obligé de soutenir une guerre très âpre contre Manfred. Bien qu’il réussit à le vaincre,
à la suite des cruautés sans nombre commises sur les vaincus, il se rendit odieux aux Siciliens qui se soulevèrent contre l’oppresseur. Une terrible émeute qui s’ensuivit est tristement célèbre sous le nom de Vépres Siciliennes. : RU
Les papes Innocent IV, Urbain IV et Clément IV s’em- pressèrent de faire de nombreuses concessions aux Rois de France. Toutefois, saint Louis n’en publia pas moins. la fameuse Pragmatique par laquelle, tout en maintenant les franchises et privilèges accordés à l'Eglise par luiet ses prédécesseurs, il interdisait formellement à | l'Eglise d'imposer en France des contributions pécu- niaires et des charges aux propriétés Rrées où publiques. ?