LES ITALIENS INAUGURENT LA POÉSIE ET LA PROSE
plan sur lequel il est conçu fournit des enseignements salutaires d’ordre social.
François Pétrarque également Florentin, néen 1304
fréquenta successivement les écoles de lettres de Pise, de Bologne, d'Avignon et de Montpellier. Dans ses moments de loisir il s’adonnait avec enthousiasme à la
lecture des œuvres classiques des auteurs latins, surtout de Ciceron. D’une nature fort sentimentale, il se
de Nove,à laquelle il dédia plusieurs de ses sonnets,
Il composa un grand nombre d’ouvrages, tant en prose qu'en vers, tantôt d'ordre lyrique et religieux, tantôt d'ordre philosophique ou historique. Mais tous se ca-
ractérisent par une langue d’une extrême pureté, et
d’une fraîcheur qui subsiste encore aujourd’hui. Il fut en même temps un des hommes les plus érudits de
sonépoque.
Quant à Boccace, il a le grand mérite d'avoir re-
vêtu la prose de l’art qui lui faisait défaut, Il se fami- : liarisa de bonne heure avec tous les auteurs classiques
latins et grecs. Il avait pour maîtres Dante et Pétrar- que. La Théséide, épopée en douze chants et en octaves, estl’œuvre de sa maturité, mais son art est paien. L’auteur associe la mythologie grecque aux sujets pure-
ment chrétiens ; la Théséide débute parune‘invocation
aux Sœurs he qui habitent heureuses le mont Hélicon ; Pamphile voit Fiameta à la messe, et Junon
à n pousse à l'aimer, Dans le #/0ocopo, il appelle pape