‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 162 sur 342 · LE PLUS GRAND DES HUMANISTES · texte numérisé non relu

LE PLUS GRAND DES HUMANISTES

. réclame l'intervention des sentiments affectueux dans les soins à donner à l'enfant qu'on instruit. De même que Rabelais, il a l'horreur de la vie triste et monotone

que mènent encore la plupart des enfants pendant le

temps de l'éducation; 1l voudrait plus de gaité, moins de dureté pour l’élève au moment où il passe des mains dela mère ou de la gouvernante dans celles des hommes.

IL proteste contre Îla contrainte que subissent les

enfants, enfermés dix ou douze heures par jour, les LES

privant de mouvements à l’air libre. | .

Il s'occupe dans d’autres chapitres de ses Essais de la théologie naturelle, dans laquelle 1l se montre très sceptique, prenant pour devise : Que sais-je ? Son scepticisme consista à avouer l'impuissance de la raison humaine et la vanité du dogmatisme. Aussi, les Essais ont-ils été condamnés à Rome. Il mourut en 1592.

Un des écrivains du xvi° siècle qui contribua puissamment à la renaissance des lettres par ses écrits et par ses éditions d'auteurs grecs, est Désiré Erasmé.

Bien qu'il soit né en 1467, son activité littéraire ne commença qu’en 1521, lorsqu'il se fixa à Bâle auprès de

son ami, l’imprimeur Frilen pour y surveiller l'impres-

sion de ses ouvrages.

Erasme fut considéré comme le plus savant de son

siècle, comme l'écrivain le plus pur, le plus élégant, le plus spirituel, et lu des plus sages de son temps.

Il était doué de qualités tellement éminentes qu'il a su

s’élever au plus haut degré dans l'échelle sociale, malgré | Le

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