FUT UN SAVANT HOLLANDAIS, ÉRASME 54T
ses très modestes débuts. Il fut d’abord enfant de chœur, entra-jeune dans l’état monastique dont il se détourna
bientôt, vint terminer ses études au Collège de Mon-
taigu à Paris et all4 prendre le bonnet de docteur en
- théologie à Bologne en 1506. Il se fit bientôt une telle
réputation par ses écrits que plusieurs princes voulurent l’attirer auprès d’eux et dans une de ses visites à
Rome, Léorr X tenta de le retenir. Il passa ensuite en Angleterre où il fut fort bien accueilli par Henri VIIF
etoùüilse lia avec Thomas Morus, grand chancelier
d'Angleterre. Il enseigna quelque temps le grec à
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respondance avee Luther. Mais il s’éloigna de lui quand
Oxford et à Cambridge, refusa les offres de François Ier
qui voulait le placer à la tête du collège de France et | reçut de Charles Quint dans les Etats duquel il était
né, le titre de conseiller avec une pension ; le Pape Paul 1II songait à le faire cardinal. Toutefois, il ne faisait pas mystère de sa manière de penser sur les questions religieuses et entretenait même à ce sujet une cor-
il le vit recourir à la violence. |
. Toutefois l'indépendance de caractère d’Erasme, son érudition et son amour de la vérité lui ont occasionné beaucoup d’ennnis, valu beaucoup d’envieux et d’ennemis, surtout parmi les théologiens. Mais il à eu, par
contre, des admirateurs dans le haut clergé et chez
d’autres personnes célèbres, tels que le cardinal Cisneros et le fameux Louis Vives. En effet, ses controverses entre lui et Lopez de Zuñiga sont restées