CERVANTES ET CAMOËNS CÉLEÉBRES
gnation, car une fois rentré dans son pays, il n’y ren contra qu'amertume, ingratitude et déception. Il paraît incroyable que l’homme qui fut le plus
grand écrivain de son siècle n'ait trouvé que des.
envieux, desingratset de l'indifférence pour son talent. Aussi est-ce avec complaisance que Cervantes écrivit.
les mots suivants à la fin de son roman qui devait le
rendre immortel: « Ici Sidi Hamet déposa sa plume, mais il l’attacha s1 haut que FETES ne se risquera à la reprendre. »
Le Portugal, de même que l'Espagne, eut la gloire
au xvie siècle de donner le jour à-un de ses plus grands. écrivains : c’est Louis Camoëns, qui immortalisa son
nom par son poème des Lusiades. Né à Lisbonne en
1517 d’une famille noble, il éprouva dès sa première |
jeunesse une grande admiration pour les classiques. grecs et latins. Il ne rêvait que de la grandeur de son.
pays et s’enthousiasmait à la lecture des actes héroiques de ses enfants. Etant d'une nature passionnée, 1k
eut lemalheur de s’éprendre d'amour pour une dame du
‘palais Catherine d’Attayda, ce qui l’obligea à quitter. Lisbonne, et dans son désespoir, il s’enrôla comme
soldat pour aller combattre les Marocains, ayant eu le malheur de perdre un œil d’un coup de feu reçu devant. Ceuta.
Sa patrie ne lui ayant donné aucune récompense nè aucun encouragement pour sa valeur guerrière et son . talent poétique, il s’embarqua pour les Indes orientales .
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