‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 180 sur 342 · LA DÉCOUVERTE DE L'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

LA DÉCOUVERTE DE L'AMÉRIQUE

| Christophe Colomb, issu d’une famille noble italienne,

naquit à Gênes vers 1436. Il montra dès sa première enfance un grand enthousiasme pour la navigation. Après avoir acquis des connaissances suffisantes en géométrie, en astronomie et en cosmographie, il commanda des bâtiments napolitains et génois. Il se rendit en Portugal où il entendit parler des navigateurs portugais qui découvrirent les plages africaines. Lisbonne était alors pleine de savants, de curieux et d'aventuriers. Colomb connaissait déjà les doctrines de l’an-

cienne école italiennesur la sphéricité du monde et l'existence des antipodes. Sila terre, se disait-il, est sphérique, on doit pouvoir passer d’un méridien à l'autre soit

dans la direction de l'Orient soit dans le sens contraire.

* Il ne serait donc pas bien difficile de traverser l’Atlan-

tique pour aller atteindre l’autre extrémité du continent de l'Inde. Plus ses pensées se concentraient sur ce

sujet plus il s'affermissait dans l'idée qu'il existait un

continent à l'Occident. Afin de s’éclairer sur la véritable portée des idées qui fermentaient dans son esprit, Colomb eut recours au plus habile géomètre d'alors, Paul Toscanelli de Florence, qui lui répondit conformément à ses désirs, que le trajet des Indes était facile par l'Occident; qu'il n’y avait pas plus de quatre mille

milles à parcourir en ligne droite pour aller de Lisbonne

à la province de Mangi, près du Cathay, si magnifiquement décrite par Marco Polo, et que l’on devait trouver

sur cette route les îles Antilia et Cipango, éloi-.

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