‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 181 sur 342 · PAR CHRISTOPHE COLOMB LOT · texte numérisé non relu

PAR CHRISTOPHE COLOMB LOT

gnées l’une de l’autre de deux cent vingt-cinq lieues. I n’en fallait pas davantage pour changer en conviction les hypothèses de Colomb, et lui inspirer le double enthousiasme de la science et de la foi. En effet, Colomb était très pieux, et s'entretenait souvent avec des religieux dont il prenait même quelquefois l’habit ; dans : Fentreprise qu'il méditait, il était mû surtout par le désir de sauver une multitude d’âmes en leur portant la vérité, et d'acquérir de grandes richesses pour obtenir la res-

titution de la casa santa, c’est-à-dire pour délivrer Jérusalem et détruire l’islamisme.

La difficulté principale à laquelle se heurtait Colomb pour réaliser ses projets était celle de. s’en procurer les . moyens matériels, car l’Italie était trop divisée en petits

Etats qui avaient à défendre leur indépendance contre les parvenus ambitieux. Quant aux deux républiques maritimes, Gênes et Venise, elles avaient plus d’inté-

rêt à conserver le commerce de la Méditerranée qu’à

chercher de nouvelles voies sur les Océans qui devaient plutôt profiter aux pays situés sur les côtes de l’Atlantique. L’attention de Colomb fut dirigée alors vers le

Portugal dont le roi Jean IT avait conçu la pensée de s’aventurer sur une mer sans rivage, grâce à l’application de l’astrolabe.

Colomb soumit son projet à ce roi qui le fit examiner

par les savants et les grands de la Cour. Ceux-ci le déclarèrent insensé. Cependant quelques-uns d’entre eux conseillèrent au roi de retenir l’aventurier jusqu’à

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