‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 191 sur 342 · CATHOLIQUES ET DES ESPAGNOLS AVIDES D'OR · texte numérisé non relu

CATHOLIQUES ET DES ESPAGNOLS AVIDES D'OR

tant en état d'infériorité commencèrent par envoyer leurs chefs parlementer avec Colomb: « Nous voici, lui direntils à votre merci, nous espérons que vous ne nous ferez pas de mal, car vous devez savoir qu'après cette vie, il Y <na une autre différente pour les bons et les méchants, où chacun est traité selon sa conduite dans la vie actuelle, » Malheureusement, les Espagnols qui accompagnaient Colomb ne se laissaient attendrir ni par la douceur des habitants ni par la beauté du climat: il leur fallait de l'or pour subvenir aux dépenses du roi et pour satisfaire leur avidité. Mais on n’en trouvait ni à ni dans les îles environnantes. Il s’ensuivit que les Espagnols, avides d’or et de volupté, se firent détester des naturels, lesquels accusèrent l'amiral des maux dont ils souffraient, :

Ils étaient poussés dans cette voie par le Père Boyle, premier missionnaire, homme remuant, qui revint en . Espagne avec les mécontents et se répandit en calom- “ies sur Colomb. Alors, le gouvernement envoya Jean Rodiguez de Fonseca, archidiacre de Séville, homme dur et vindicatif, qu'il chargea de la direction des pays nouvellement découverts. Celui-ci entrava les affaires et abreuva d’amertume ceux qui avaient donné à l'Espagne de nouveaux royaumes. De plus, un grand nombre

d’Espagnols regrettaient de se voir obligés de travailler alors qu'ils croyaient n’avoir qu’à se baisser pour cueillir de l'or etils se plaignaient de la rigueur avec laquelle Colomb maintenait la discipline ; en outre des maladies

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