‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 204 sur 342 · ALBUQUERQUE, NAVIGATEUR PORTUGAIS · texte numérisé non relu

ALBUQUERQUE, NAVIGATEUR PORTUGAIS

fondre avec l'ile de ce nom, qui ne fut découverte qu’en

1502), un peu au nord du cap dont il atteignit l'extré= mité au bout de trois jours.

Là, Vasco de Gama eut à subir une horrible tempête. Il lui fallut toute son énergie et toute son adresse pour apaiser son équipage insurgé. Grâce à son tempérament décidé et à sa ferme conviction, il réussit à

franchir le passage. A partir de ce moment, suivant les indications et les cartes de Covilham, il ne s’éloi-

gna pas beaucoup de la terre pour pouvoir en explorer les côtes. Il se dirigea d’abord vers Sofala et ensuiteil jeta l'ancre devant Mozambique, qui était alors gouverné par un prince mahométan et habité par des Maures et des Arabes. Vasco ne tarda pas à s’apercevoir du mauvais vouloir des habitants, jaloux de la concurrence inattendue des chrétiens. Il s’éloigna de ce pays et poursuivit sa route vers Quiloa, mais con-

trarié par les courants, il gagna Mombaza, sur la côte

de Zanguebar, et continua jusqu à Melinde, dont le roi le reçut avec courtoisie. Là, il trouva plusieurs navires de l'Inde et quelques chrétiens qui lui fournirent des renseignements très précieux. Le roi lui donna de plus pour pilote Malemo Cano de Guzerate, lequel avait une grande expérience de ces eaux. Vasco continua sa route et arriva en 23 jours à Calicut, présidence de Madras, la ville la plus richeet la plus commerçante de l'Inde. Là aussi la jalousie des mulsulmans éveillæ la crainte des Portugais. Toutefois, Vasco réussit à ins-

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