LE PORTUGAL DU XVI° SIÈCLE POSSÈDE
possédaient des connaissances pratiques à la suite
des rapports commerciaux noués au nom du roi
entre le Portugal et des colonies très éloignées, au
point que leurs expéditions, avaient un caractère net-
tement commercial.
Par contre, l'Espagne quoique étant un pays pénin-
sulaire avec des frontières maritimes très étendues, :
présentant 769 kilomètres de côtes sur l'Atlantique et
1149 kilomètres de côtes sur la Méditerranée, n’a pas
vu surgir de son sein au xvi' siècle un explorateur aux idées élevées et désintéressées. Christophe Colomb bien qu'il eût conçu et müri l’idée de la découverte au point d’être dominé par elle, n'eut jamais une notion correcte des faits sur lesquels son projet était basé, puisqu'il prit comme point de départ la description du voyage de Marco Polo dans l'Inde, en Chine et au Japon,et le but vers lequel tous ses efforts étaient dirigés était d'arriver à Cipango pour pouvoir présenter au grand Khan les lettres de ses souverains et pour y trouver les merveilles et les richesses dont parlait Marco Polo.
Lorsqu'il découvrit les îles de Cuba, San Salvador, et Haïti, il croyait encore se trouver dans les Indes. Enfin il n'avait pas l'esprit pratique et le sentiment désintéressé d’un bienfaiteur de l'humanité. Les condi-
tions qu’il posa aux Rois Catholiques pour se charger
de l'expédition, demandant Îles titres d’amiral et de vice-roi du pays à découvrir, et en plus le dixième de
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