‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 218 sur 342 · RACE PACIFIQUE ET AGRICOLE · texte numérisé non relu

RACE PACIFIQUE ET AGRICOLE

cipales circonscriptions ; comme l’empereur, auquel ils

rendaient compte de leurs actes, ils étaient assistés d’un conseil d’Incas. Les gouverneurs héréditaires des provinces formaient une noblesse de second ordre. Chaque année ils envoyaient au roi des présents qui consistaient en or, en pierreries, en bois précieux, en baumes et autres produits. Tout gouverneur devait se rendre tous les deux ans à la capitale pour rendre compte au gouvernement de son administration. Ils y envoyaient aussi leurs fils aînés pour y être instruits dans la langue, les usages et les lois. Les seuls propriétaires du pays étaient les Serviteurs du soleil; les Incas et les communes ; les autres, ne possédant rien individuellement faisaient tout travail en commun et devaient même cultiver les terres des Incas et du soleil, travailler à leurs palais, aux ponts, aux routes, fabriquer des armes et se mettre à la disposition du gouvernement toutes les fois qu’il avait besoin de leur concours. Les Péruviens, forts avancés dans l’agriculture, avaient su, au moyen de canaux, diriger les eaux sur des terrains sablonneux que n’arrosait jamais la

‘pluie, en réglant leur niveau et leur distribution: ils maintenaient les terres en pente à l’aide de petits murs échelonnés «et les fumaient avec la fiente des oiseaux

et de petits poissons rejetés en quantité sur la plage. Leur morale se réduisait à trois règles de conduite : n'être ni voleurs, ni oisifs, ni menteurs. {ls punissaient inexorablement les crimes qu'ils considéraient comme

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