CULTIVÉES EN ESPAGNE PENDANT LE XVI* SIÈCLE
un
gner cette science aux Universités françaises de Mont-
pellier et de Toulouse. Il se rendit surtout célèbre à la suite des discussions géométriques qu'il soutint sur le livre d’'Euclide contre le fameux père jésuite Clavio, l'un des trois mathématiciens chargés par le pape Grégoire XIII de la réforme du calendrier. En cette occasionil publia un petit écrit en latin qui le fit triompher dans cette lutte scientifique, selon le témoignage du savant allemand Brücker. Ce triomphe est d’autant plus méritoire pour le mathématicien espagnol que Clavio jouissait de la plus grande célébrité à son époque et était considéré comme un des premiers mathématiciens, au point d’être appelé l'Euclide du xvr* siècle. À
L'étude des mathématiques était tellement répandue
en Espagne au xvr siècle qu'il y eut un professeur de
mathématiques à Barcelone qui s’efforça de prouver la supériorité des mathématiques sur toutes les autres sciences, prétendant que seule elle aurait le droit d’être appelée science pure, quand même elle ne servirait pas de base à la mécanique, à l'astronomie et autres sciences appliquées à l’industrie.
L'Université de Valence comptait également un grand nombre de mathématiciens, tels que Pedro Juan Oltver et Pedro Ruiz. Ce dernier publia en 1575 un traité populaire sur les cadrans solaires avec des tables tellement minutieuses que tout le monde sachant lire et écrire pouvait se renseigner suffisamment pour en construire. Comme un des géomètres les plus célèbres