PROGRÈS DE LA BOTANIQUE EN ESPAGNE AU XVI* SIÈCLE
sel. Ce procédé d’amalgamation ne tarda pas à se généraliser dans tous les autres pays de l'Europe. On
doit aussi aux Espagnols la découverte de la gravure sur métaux au moyen de l’eau forte.
. Quant à la botanique, nous savons bien que les
Arabes d’Espagne enrichirent cette science, déjà au
x1i® siècle, de 2.000 plantes inconnues des Grecs. Au .
xv1° siècle le fameux médecin, Francisco Mico de Vich,
fit des explorations botaniques en Catalogne, Castille
et Extremadure, et remit une grande partie de ses observations à un botaniste français de Lyon, Dale-
champ, qui publia en 1587 son Æistoria general plane : : tarum, où il constate que trente plantes nouvelles ont .
été découvertes par le savant espagnol.
Parmi les plus illustres botanistes d'Espagne au
xvie siècle figure en première ligne André Laguna. Né
à Segovie et plus tard professeur à Alcala de Hénarès, il commenca par traduire du grec en latin les travaux botaniques ‘attribués à Aristote. Ensuite il fit connaître
les sexes et la manière de se féconder des plantes pha-
nérogames. On lui doit aussi la traduction en espagnol
de la Matière médicale de Dioscorides, enrichie par de nombreuses annotations. Cet ouvrage à joui d’une grande réputation tant en Espagne qu’à l'étranger, au
point qu'il y en eut plusieurs éditions en différentes langues. |
Laguna eut aussile mérite d'obtenir de Philippe [Ten 1555 la création à Aranjuez d’un jardin botanique avec
FÈ