‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 272 sur 342 · CLASSIQUE DE LA PHILOSOPHIE DE DESCARTES · texte numérisé non relu

CLASSIQUE DE LA PHILOSOPHIE DE DESCARTES

à des machines inconscientes, tandis que l’homme se

distingue par la volonté qui n’est que la pensée eu mou-

vement. Aux termes-della doctrine cartésienne, il n'y a dans l'univers que la pensée, la matièreet le mouvement. En conséquence, les phénomènes tant spirituels que matériels sont expliqués par la mécanique. Descartes commence d’abord par rejeter les formes substancielles ou accidentelles de la scolastique ; il considère aussi que les causes finales, excellentes lorsqu'il s'agit d’éveilier en nous le sentiment du respect envers le Créateur, ne sont d'aucun usage dans l'explication de l'univers. Bien qu'il admette que la matière est infinie, ce n’est pas l’infinité du passé, qui appartient à Dieu seul, mais bien l’infinité de l'avenir qui est l’indéfini. De même

qu'il admet deux espèces de mouvements, l’un primitif,

l’autre dérivé, il admet également deux espèces de moteurs, Le premier moteur est Dieu lui-même, et les moteurs secondaires, sont les créatures qui modifient

la direction du mouvement. Sous l'impulsion du pre- Mmier moteur, la matière inerte en soi s’est mise en

mouvement avec la tendance à se mouvoir en ligne

droite ; maïs lorsque quelques-unes de ces parties sont

entravées dans leurs mouvements par les autres, il se produit un mouvement circulaire : de là les tourbillons. Les parties de la matière qui ont résisté à ce frotte-

ment universel ont forméles planètes, tandis que celles

qui ont été broyées et volatilisées ont formé l'air. Descartes finit par appliquer à tous les phénomènes de la

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