‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 283 sur 342 · VIE ET ŒUVRE DE LEIBNITZ · texte numérisé non relu

VIE ET ŒUVRE DE LEIBNITZ

Un autre philosophe également célèbre et contemporain de Spinoza c’est Leibniz, né à Leipzig ên 1646. Fils d’un professeur d'éthique à l'Université de cette ville, il fréquenta de bonne heure les Universités de Leipzig et d’Iéna, où il étudia la philosophieetles mathématiques. Dès l’âge de vingt ans, ilse fit connaître par sa nouvelle méthode relative à l'étude du droit. Peu de temps aprés, le chancelier de l’électeur de Mayence le nomma conseiller de la Chancellerie en 1669. En 1670 il publia la théorie du mouvement concret et celle du mouvement abstrait.

Chargé d'accompagner le fils de son chef à Paris, il y resta quatre ans et se consacra tout à fait à l’étude des mathématiques. Il fréquentait les mathématiciens les plus savants de cette époque. Ayant communiqué à l'Académie des Sciences plusieurs de ses découvertes entre autres celle d’une nouvelle machine arithmétique, il fut reçu membre de l'Académie. Plus tard, il visita l'Angleterre où il fut également reçu membre de la Société royale de Londres.

, A son retour en Allemagne, le duc de Brunswick l’attacha à son service et le nomma bibliothécaire. En 1683, il fonda à Leipzig un journaloù il publia ses découvertes, entre autres celle du calcul différentiel. En.1700, il . décida le roide Prusse à créerl’Académie de Berlin dont

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il fut nommé président. En 711, il reçut à à Torgau des témoignages de haute distinction Fe la part de Pierre le | Grand, qu'il décida à fonder une Académie de Sciences à Saint-Pétersbourg. LR

Peu d'années aprés, l’empereur Charles VI, reconnaissant les services rendus par ses écrits à la conclusion du traité d’Utrecht, lui accorda le titre de noblesse ainsi qu'une riche pension. Il se fixa définitivement à Hanovre où il publia la Théodicée, les Nouveaux Essais et la 2 Monadologie. Il mourut en 1716. | |

Bien que Leibniz ait cultivé avec ardeur les sciences et surtout les mathématiques, il brilla plutôt comme philosophe et comme réformateur du cartésianisme. Il se servit bien dans ses investigations de la méthode de Descartes, mais il en diffère par ses conclusions. D'après lui, le monde est un composé de substances et la subs- à tance est une force qu’il appelle une monade, c’est-à-dire :

une puissance intermédiaire entre la virtualité et l’ acte. Pourluiil n’y a que des substances, Toute substance est . “une mônade ; toute monade est une force ; toute force est une seconde cause mais au-dessus des monades qui constituent le monde, il y a une force, une cause pre- an mière, une monade des monades qui est Dieu.

Toutes les monades diffèrent entre elles, de plus, : leur diversite est hiérarchique. D'un ce côté, au

principe des indiscernables se lie le principe de la continuité. Toutes les monades se subordonnent, s’enchaïînent et concourent pour la vie totale de l'univers, de manière

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