‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 284 sur 342 · PHILOSOPHIQUE DE LEIBNITZ · texte numérisé non relu

PHILOSOPHIQUE DE LEIBNITZ

qu’on peut dire que la monade se trouve dans tous les ordres de la Nature bien qu’elle se manifeste dans chacun sous une forme distincte : elle est dans les minéraux, la cohésion, dans les végétaux, la végétation et Pâme dans l’homme avec la différence que chaque monade réfléchit l’univers à sa manière.

C’est la clarté de la perception qui fait l’idée et c’est : de obscurité de la perception qui fait la passion. Sourdes etobscures dans l animal, les perceptions ne sont qu’une sorte d'intelligence empirique. Les animaux d’après lui, | ont des À âmes inférieures qui ne connaissent que le con tingent, tandis que l’âme de l'homme reçoit ou possède : ca l’état inné les vérités nécessaires. De plus à des idées nas incomparablement plus claires, l’homme joint la raison, Ja liberté et la conscience. oh à Si l'animal peut ètre défini une force, l’homme a être défini une force qui a conscience d’elle-même.

| Vis sui conscia. Mais il y a encore un autre signe 1 distinctif entre l’un et l’autre. Toutes les monades sont indestructibles, mais de l’indestructibilité à l’immortalité, il y a loin. L'indestructibilité, c’est la permanence de la monade sans conscience, tandis que l'immortalité, a c'est la permanence de la ‘personnalité qui est capable. du mérite et du démérite, jouit de la récompense et souffre du châtiment. L'immortalité c’est le privilège de E l’homme, et de même que de la génération naît la mort, de la mort naît la vie. En effet, s’il n’y a pas métem- | psycose, il y a du moins métamorphose, et par sa mort,

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