LA MONADOLOGIE ET L'HARMONIE PRÉÉTABLIE
comme par un élan, la monade prélude à d’incessants progrès. Leibniz admet en même temps qu’au-dessus des monades humaines existent encore des monades beaucoup plus parfaites, et l'infinie hiérarchie des monades tend à s'élever sans cesse vers la monade infinie, qui est Dieu. Le D’après cet exposé concis de la adobe de Leibniz, on ne peut s'empêcher de la considérer comme une nouvelle conception métaphysique qui ne repose ni sur l'expérience ni sur l'observation. La méthode de Leibniz, malgré quelques termes nouveaux qui figurent dans son système de philosophie, ne diffère guère des autres doctrines spiritualistes. Il mérite bien d’être placé à côté du réalisme scolastique pour qui les perfections divines et non la connaissance des choses sont la source de toute philosophie.
Bien qu’il prétendit s’être inspiré de la méthode de Descartes, il n’a fait que défigurer son système philosophique, ayant opposé au mécanisme de Descartes le dynamisme, mais son système est loin d’expliquer les rapports entre l'âme et le corps. Pour remédier à cette insuffisance, il a recours à l'hypothèse de l'harmonie
préétablie. De cette manière il va d’hypothèse en hypo-
thèse jusqu’à arriver à établir Îles attributs de Dieu à l’image de la scolastique, finissant comme celle-ci par se trouver en présence de la contradiction qui déconcerte tous les systèmes métaphysiques élaborés artificiellement : « L'homme, dit-il, étant créé, fini, présente