CONDILLAC RÉUSSIT A FAIRE ADOPTER
gine une statue ou un homme qui est non seulement 5 sourd et muet, mais aveugle, dénué d’odorat, de goût, ême de toucher, vivant toutefois, et pourvu de tous les … TON organes externes qui n’ont pas encore fonctionné. Tout | ‘à coup, ses narines $’ouvrent et il éprouve la sensation < de l'odorat, qui éveille l’idée correspondante ; puis, © est. ne | le tour du goût, de l’ouie, du toucher et de la vue: et, toujours à la suite de la sensation, les idées se forment, | se conservent, s’associent et se comparent. Toutefois, les transformations de la sensation se divisent en deux classes : les facultés intellectuelles et les facultés affectives.
Cependant il est bien étrange que Éondiliae He aucun de ses travaux philosophiques relatifs aux facultés psychiques et intellectuelles ne se prononce sur lesrapports de Dieu avecl’homme ou sur l’immortalité de De l'âme. On dirait que sa condition d’ecclésiastique etde précepteur du prince lui avait imposé, en dépit de son
sensualisme raffiné, le devoir moral de distinguer les vérités métaphysiques à priori des vérités expérimen- Le. tales. En effet, c’est seulement en 1755 que dans son ï Traité des Animaux dirigé contre Buffon, il s’eflorcé, se
et dans un chapitre sur la Théodicée, de démontrer l’exis- Fe tence de Dieu et de proclamer la spiritualité del’âme,en 4 se fondant notamment sur son unité, ce qui prouve bien mn ; en faveur de son esprit éclectique dontil se servait dans : | un double but, d'abord pour concilier la théologie avee la science, ensuite pour faire adopter son enseignement
Bien que Condillac ait eu le mérite de FAnior l'école ete en France et d’en instaurer l'enseignement re les ‘chaires officielles, ses successeurs, Sans avoir été des philosophes de profession ni avoir occupé une HE QHIÈRE pour Poser les doctrines Fécole
Re .
s nu: intellectuel en | Europe pendant L XVII.
sie ‘inspira à à Ninon de enclos. amena celle- ci À ni léguer
À sn /
Le lui prodiguait l'abbé de Chhternent son parrain, si Le valut la fréquentation des grands seigneurs, des beaux esprits et des incrédules. A 21 ans, il s'était déjà fait une telle réputation de malice qu'on l'accusa d'être l'auteur d'une satire contre Louis XIV, qui parut peu après la mort du roi et au linissait par ce vers L Sr ? à
€ T ai vu ces maux, et je n’ai pas vingtans. »
Mis à la Bastille, quoiqu'il protestât de son inno— cence, il y resta plus d’une année. En sortant de pri- £ son, il quitta son nom d’Arouet, sous lequel il avait été, disait-il trop malheureux, pour prendre celui de
Voltaire, qu’il tira d’un petit domaine appartenant à 0 sa mère. Malheureusement, le chevalier de Rohan, qu lui avait demandé réparation d'une insulte, le fit mettre ‘ de nouveau à la Bastille pour six mois. À sa sortie, . il fut expulsé de Franse et se rendit en Angleterre où il étudia la langue, la littérature et la philosophie anglaises. Il fit la connaissance des savants Tiadal, Collins, et Bolinbroke, et se familiarisa ainsi avec la philosophie sensualiste de l’école écossaise. Quelque temps après, il revint clandestinement à Paris, où ire
se livra à des spéculations financières qui l'enrichirent. En même temps, ses travaux littéraires lui procuraient | de nouveaux triomphes. En moins de cinq ans, il produisit Prutus (1730), Eriphyle, Zaire (1732) dont le. succès fut prodigieux ; puis il composa Adélaïde, - du Guesclin, le Temple du goût et écrivit l'Histoire du
’enfuir et de s’enfermer dans le château de la marquise du Châtelet, où il resta pendant cinq ans, se Nos Prrenan à la Nue Il publia en
voyage a Berlin. sur les pressantes dico de Fré-.° . dére I, roi de Prusse, qui le logea dans son palais des
DD dun, le nomma chambellan et lui donna vingt mille
rancs de pension, Mais son penchant à la raillerie lui
fit des ennemis qui le desservirent auprès du roi dont il dut se séparer, et, après un voyage à travers l’Allemagne, il finit par se fixer en Suisse, à Vevey, près
de Genève, où il construisit une magnifique demeure qui fut visitée: Le les Fe grandes célébrités de
contre tolérdhee. de Hans cet ordre d'idées, | histoire, la Hide com
#/7a6 LA VIE ET L'ŒUVRE DE on cles A sur des personnes ayant contribué: À ÿ à la propagation du christianisme. En 1778, c’est-à- É dire à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, il revint à “ae Paris, pour faire représentér /rène. Il fut reçu dans la
capitole avec un enthousiasme immense et, les dis
tinctions dont il fut l’objet lui causèrent tant d'émotion que son âge ‘avancé et sa santé délicate n ’offrirent pas ; ;
ee | la résistance nécessaire et il mourut de joie trois jours : après. N'ayant pas reçu les secours de la religion, * 7 l'Eglise lui refusa l’enterrement en terre consacrée et es. son corps fut transporté à l’abbaye de Sellières, ce qui 2 n'empécha passes dépouilles d’être transportées en 1794. en grande solennité au Panthéon, où elles reposent encore. | L’'exposé sommaire que nous venons de faire de lé a vie de Voltaire et de ses œuvres prouve clairement quete Voltaire, en dépit de son caractère léger et de son penchant irrésistible à la satire et à la raillerie, fat l'écrivain le plus remarquable du xvITe sièclé, celui qui contribua le plus atü progrès de toutes les FRE formes de la littérature française et à la vulgarisation des questions scientifiques. Doué d’une prodigieuse puissance de travail, malgré l'apparence d’une santé délicate, il excella dans toutes les branches de la littérature, dans la poésie comme dans la tragédie, dans his- Rs toire comme dans la philosophie, dans le roman comme + dans le genre épistolaire. Ses vers sont faciles eb corrects, son. style élégant, clair et. simple. Homme £
LA ve ET L un DE VOLTAIRE
os ne F se ft le propagateur des idées
de Locke et de Condillac et exerça surtout une grande
à influence sur les encyclopédistes. Bien qu'il respectät | |
la religion, c’est-à-dire, les principes déistes et la ne morale otaune il CRI ne à ne pee
Ro e au nom di la ‘Yeligiôn. à travers ne etes Quoi qu'il en soit, il faut reconnaitre que dans ses es il ne à ra IRIS ee défense du droits
te de le cphidésen comme un due Aie ide génies de la France à laquelle il donna pendant plus d’un demi-siècle la suprématie en Europe, tant par la fécondité et par l'éclat de ses travaux littéraires que par le développement de l'esprit philosophique n: : selon les données de la raison et de la science. . Maintenant Ja- question se pose : Etant donné l’es- D ose. du haut ques de France et Hu.
ie expulsé de. de à cause de ses one contre la
he d: 5 +
religion catholique, fut reçu à Paris avec un enthou- = siasme immense et accablé d’honneurs de tout genre après avoir ridiculisé les hauts DEAIAER de la Cou- + “. ronne et de l'Eglise ? Il n’y a qu'une seule csphettone à donner de ce fait apparamment paradoxal. Pendant le xvrrr siècle, l'opinion publique en France avait été tellement travaillée par les écrivains que les idées démocratiques avaient pénétré au cœur de la société
bourgeoise et que celle-ci protestait ouvertement contre
l'organisation sociale qui laissait la plus grande partie
-du peuple dans une condition humiliante et misérable, pendant qu'un petit nombre de personnes appartenant à : = -des familles nobles jouissaient du pouvoir,des honneurs et de la richesse. Par conséquent, les écrits et les pensées philosophiques de l'école sensualiste dont le but était l'émancipation de La raison humaine de la tutelle de l'Eglise devinrent très sympatiques à lon. Le piaion publique, et le gouvernement n ’osait pas s’ op-. poser aux idées courantes de peur de se rendre ridicule ; il préférait même se concilier l’athée Voltaire en lui concédant un brevet d’historiographe de France : avec un charge de gentilhomme de la chambre du roi,
et le même ministre qui l'avait persécuté Re rieurementn 'hésita pas à lui confier une mission auprès
du roi de Prusse. É:
Quant à Condillac, il est à supposer que sa qualité e de prêtre offrait au Gouvernement une garantie suffi
sante pour lui confier l'éducation du prince, d'autant n.
LA RÉUSSITE DE L'ŒUVRE DES ENCYCLOPÉDISTES 749 plus que die. de même que Descartes, ‘s'était: bien œardé de tirer lui-même les conséquences logiques
de son système philosophique ; au contraire, dans ses derniers travaux où il se prononce sur l’immatérialité
de l’âme et sur l'existence de Dieu, il prend toutes les précautions possibles pour ne pas se mettre en contra- diction avec les dogmes de l’Eglise ; :l préféra laisser ce soin à ses disciples Diderot, La Mettrie, Hollbach,
etc C4. etc. qui-eux se déclarèrent ouvertement matéria— Fs. listes. | ;
S Un contemporain de Voltaire, animé du même esprit - progrès et de propagande active en faveur de la libre ee pe est Diderot. ee = Denis Diderot naquit à ie: en 1712. PTE dune utelier, dépourvu de moyens pour lui donner une car- : rière, il fut envoyé à Paris pour y étudier la théologie. Elevé par les jésuites, il montra peu de goût pour la ee et se livra tout entier à l'étude des sciences
ductions del” anglais. 1 ne tarda pas à s ’approprier des : onnaissances universelles, et bien qu ’élevé ne les.
702 VO EDIBEROT PAR LA PUBLICATION ns:
le mérite et la vertu où il s flore de diode le déisme optimiste et le déisme indifférent. En 1746, il publia les pensées philosophiques, où il représente le. D déisme argumentant contre l’athéisme, ouvrage qui fat condamné à être brûlé par le Parlement. En 1749, il. publia la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui 7 | voient, publication qui attira beaucoup l'attention parce qu’elle renfermait quelques paradoxes impies et quelques allusions hardies à des personnages puis- + sants, ce qui lui valut plusieurs mois de prison à Ve er cennes. 2 Après sa sortie de prison, il PR | de l'Encyclopédie, à laquelle s’associérent d’Alembert, . demi-sensualiste et demi-cartésien, Helvétius, l’auteur de l'Esprit, et d'Holbach, l’auteur du Système de la nalure, Lamétrie, Condorcet, Volney, Danton, qui. écrit l'Histoire naturelle de l'âme, et beaucoup tes 7 hommes de talent. Malgré les menaces et en dépit des avanies os il fut è re te la Dar de l'autorité de |
-Ade-1751 à à 1779) et se compose de: 28 ins (17 de. 2 textes et 11 de planches). Il se réserva la rédaction des D. articles sur la philosophie ancienne et sur les arts et.
métiers. CEE ouvrage Fos être considéré comme l’œuvre : +
sont traitées, tant LE la forme que par le fond : car on