‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 314 sur 342 · LA VIE ET L'ŒUVRE DE FICHTE · texte numérisé non relu

LA VIE ET L'ŒUVRE DE FICHTE

dans une famille polonaise, à Varsovie. Bientôt après, il retournait à Kænigsberg, où il fut hôte de Kant dont il était l’élève favori. La situation pécuniaire de Kant ne lui permettait pas de subvenir à tous les besoins de son élève. Celui-ci fut obligé de subir de nombreuses privations jusqu'en 1794, où il obtint la chaire de philosophie d'Iéna, devenue vacante. Làil ne tarda pas à éveiller l'attention par son enseignement. Il inspirait un grand enthousiasme à ses élèves, tant par son éloquence que par l'originalité de ses idées. De plus il se fit connaître par ses publications, d’abord la Critique des révélations, ensuite les Principes fondamentaux de la doctrine de la science. Il soutenait, de même que son maître, que la raison humaine est limitée et qu’elle estimpuissante à démontrer l'infint ou l'existence de Dieu, mais peu à peu, il modifia et élargit la philosophie de Kant et finalement il édifia un système de philosophie à lui, basé sur la conscience du moi. L’essence du moi, d’après lui, consiste dans le fait d’avoir conscience du soi et par suite de concevoir ce qui n'est pas le moi c’est-à-dire le non-moi, ou le monde extérieur et même le mot absolu, l'infini, qui n'est plus le moihumain, mais Dieu: Quant au moi humain il est issu de Dieu, vit en Dieu et reproduit en lui-même le moi divin au moyen de l'intuition intellectuelle. On voit que Fichte, au lieu de partir du fait de la conscience part de l’activité de la pensée, se repliant sur elle-même. Il en est de même de sa philosophie mo-

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