ET DU DROIT DES GENS
sentences brèves, rudes et tranchantes que Cicéron qualifia plus tard d’iniques. En effet, ce code contient un grand nombre. de lois portant le cachet de l’époque de la barbarie. C’est.ainsi qu’il conserve au père de famille le pouvoir absolu sur sa femme, ses enfants et ses esclaves, tant sur leurs personnes que sur leurs biens. De plus, il punissait de peines très cruelles les attentats contre la propriété, tandis qu’il se montrait très indulgent pour les attentats sur les personnes; consi-
dérant le vol comme une impiété, il permettait de tuer.
les voleurs pris en flagrant délit et condamnait celui
qui incendiait un champ de blé à être attaché avec une
corde, bâtonné et brülé vif. De même, il autorisait le créancier à vendre comme esclave lé débiteur insolvable, tandis que celui qui avait causé une blessure ou cassé une jambe était condamné à payer seulement
une somme plus ou moins grande au blessé. D'autre
part, en cas de désaccord entre l’offenseur et l’offensé, celui-ci restait soumis à la loi du talion basée sur le droit de vengeance.
Cependant, les Douze Tables contenaient de nombreuses dispositions favorables à la classe plébéienne,
telles que la protection du faible contre le puissant, le
droit d’appel au peuple contre les sentences des magistrats, le droit exclusif réservé au peuple de prononcer dans les comices centuriales la peine capitale. La législation ne faisait pas de distinction entre les classes, ne distinguait pas entre les patriciens, les plébéiens, les
Se le